Le dernier…

août 12, 2012

Voilà pour ce dernier article, je me suis posée à moi-même quelques questions, voici donc mes réponses « à chaud » comme on dit !

Tout d’abord, commençons par un résumé en image.

Le parcours :

 

Le Victoria – Les 12 Apôtres (Great Ocean Road)

 

La Tasmanie – Dove Lake (Craddle Mountain)

 

 

Le South Australia – La plaine de Nullarbor

 

Le Western Australia – Le lever de lune

 

Le Northern Territory – Uluru

 

Le New South Wales – Le Harbour Bridge de Sydney

 

Le Queensland – La Grande Barrière de Corail

 

 

La Nouvelle Calédonie – Le lagon

 

Et maintenant c’est parti pour l’interrogatoire !

 

Plus gros(se) …

… galère …

Pas de vraie grosse galère sur la route, on s’en est toujours sorti rapidement. Donc non la plus grosse galère ne se situe pas sur la route mais finalement avant de prendre la route… les recherches de partenaires de voyage ont été particulièrement longues et désespérantes à Perth et à Sydney.

 

… coup de cœur …

De manière générale, la gentillesse, la disponibilité et l’amabilité des australiens.

 

… coup de blues …

La veille de mon départ pour le road trip Perth – Darwin, sans raison aucune, mon entourage m’a manqué, beaucoup manqué.

 

… bobo …

La coupure du pied par le corail en Nouvelle Calédonie (j’en ai pour quelques semaines avant que ça ne cicatrise je pense!)

 

… fou rire …

En Tasmanie avec Christel, entre Adélaïde et Perth avec Romain et Daniel.

 

… frayeur …

Je n’ai pas vu de crocodile surgir du milieu d’une rivière, ni de scorpion dans le désert, je n’ai pas été attaquée par des dingos, je ne me suis pas faîte mordre par une araignée, ni par un serpent… Donc… les plus grosses frayeurs que je me suis faîte c’est quand on dormait au milieu de nulle part et que je devais aller aux toilettes en pleine nuit… et oui courageuse mais pas téméraire, faut pas déconner !

 

… regret …

Ne pas avoir eu plus de temps dans le centre rouge.

 

… dispute …

Avec Dan entre Perth et Darwin, parti d’un malentendu… On a quand même mis 10 jours à s’expliquer…

 

… délire…

Avec Olivia, quand, dans Karijini NP, nous marchions au milieu des gorges et nous nous imaginions combattre un dragon au bout des gorges…

 

 

 

Plus beau(elle) …

… photo …

Difficile de choisir UNE photo, et encore plus quand les paysages grandeur nature sont tellement plus beaux….

Mais j’ai quand même un faible pour cette photo de Nouvelle Calédonie.

 

… rencontre …

Il y en a eu beaucoup, en commençant bien sûr par les partenaires de voyage. Mais il y en a eu aussi des plus éphémères, comme toutes ces personnes qui nous ont aidés sur la route. Et toutes les personnes croisées simplement en chemin, car ici oublié le réflexe « il m’a dit quelque chose, je baisse les yeux, je fais comme si je n’avais pas entendu », non ici on peut discuter avec son voisin de tram, avec son voisin de table ou tout simplement avec le passant qui vous dit un mot gentil en vous voyant porter 4 sacs sur le dos…

Mais pour en revenir à la question, la rencontre qui m’aura le plus marqué reste celle de John et sa famille, garagistes de Port Lincoln.

 

… moment …

Idem, difficile de choisir : le lever de lune sur la côte ouest, l’arrivée devant Uluru et les Olgas, les premières fois que j’ai vu un kangourou et un koala en liberté.

 

… paysage …

Il y en a eu tellement… L’immensité de la plaine de Nullarbor, Karijini National Parc, le vol en ULM au-dessus de Cape Range National Park, Uluru, le lagon calédonien, Craddle Mountain en Tasmanie …

 

… balade …

Karijini National Park, la balade dans les gorges, puis la descente jusqu’à une piscine naturelle où nous nous sommes baignés.

 

… découverte gastronomique …

En Australie (si si il y en a une !), le beurre de citron fait maison dans mon premier wwoofing, et en Nouvelle Calédonie, la papaye verte au curry.

 

 

Ce qui …

 

… m’a le plus manqué …

Le from… mais non mes proches bien sûr !

Le fromage arrive pas loin derrière ! ;-)

 

… ne m’a pas manqué …

Mon quotidien.

 

… me tarde de faire en rentrant …

Prendre un bain ! Et porter autre chose que mes 3 shorts, 2 pantalons, 5 tee shirt et 1 pull …

 

… va me manquer …

Ne plus découvrir un nouveau paysage chaque jour

 

… ne va pas me manquer …

Défaire, faire et refaire mon sac, le porter…

 

 

Parlons chiffres…

 

… nombre de kilomètres parcourus …

Pas calculé…

 

… nombre de nuits en auberge : 57

… nombre de nuits sous la tente : 61

… nombre de nuits dans un van : 23

… nombre de nuits en paillote : 2

… nombre de nuits en wwoofing : 16

… nombre de nuits en couchsurfing : 17

… nombre de nuits dans le train : 3

… nombre de nuits en hôtel : 4

 

… nombre d’affaires perdues : 2 : un débardeur et mes lunettes de soleil

… nombre d’affaires cassées : 2 : ma lampe frontale qui n’est plus frontale et mon iphone qui marche toujours mais n’est pas beau à voir

… nombre d’affaires abandonnées en route : un jean, 2 serviettes de toilette, deux bouquins, une tente, un matelas de sol, la popote, des tupperwares, je crois que c’est tout…

 

… le budget a-t-il été respecté ?

Je m’étais fixé un budget plus une marge de manœuvre de 20%. J’ai dépensé 6% de plus que le budget plus la marge de manœuvre (hors achats souvenirs, hors billet d’avion A/R Melbourne, hors visa et hors assurance santé).

 

 

Si c’était à refaire …

Sans hésiter !

 

J’espère vous avoir fait voyager à travers ce blog et vous avoir fait partager un peu de la magie que j’ai ressentie durant ce périple.

Merci à tous de m’avoir suivie dans cette aventure extraordinaire, merci à ceux et celles qui m’ont envoyé des nouvelles régulièrement, ça fait toujours plaisir et particulièrement quand on est à une vingtaine de milliers de kilomètres !

 

 

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Mais où est Kiki en Nouvelle Calédonie ?

août 11, 2012

Mais oui où est donc passé Kiki en Nouvelle Calédonie?

A vous de le retrouver… Pour les petits et grands enfants, amusez vous bien !

 



 

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L’Île des Pins

août 10, 2012

 

Après la petite escapade sur Fitzroy Island, l’Ile des Pins a été mon 2e cadeau de cette aventure… Moins luxueux, certes mais adieu tente et case, et bonjour le bungalow :

 

Avec la plage à 50m…

L’arrivée à l’Île des Pins a été très différente de celle d’Ouvéa. L’aérodrome, tout d’abord est beaucoup plus récent et mieux entretenu que celui d’Ouvéa, il faut dire que l’Île des Pins est la star de Nouvelle Calédonie et dispose de moyens tout autre que ceux d’Ouvéa.

Puis la navette était déjà là et m’attendait pour m’amener à mon gîte… :-)

J’ai passé deux jours sur l’Île des Pins.

La première journée, je suis partie dans une pirogue traditionnelle :

pour un endroit appelé la « piscine naturelle », un lagon abrité aux eaux cristallines, parfait pour s’adonner au snorkelling.

 

Je n’avais pas de masque ni de tuba, mais l’eau nous arrivait parfois aux chevilles donc pas besoin de masque pour observer …

 

Le midi, je me suis offert une spécialité culinaire locale : le bougna que l’on choisit au poulet ou au poisson. Le poisson ou le poulet est cuisiné avec des légumes et pommes de terres dans un four sous la terre, recouvert de feuilles de bananiers et pierres. Le tout cuit 2h puis est sorti de la terre, donnant un très savoureux parfum de fumé.

 

Le lendemain, je suis partie à « l’ascension » du pic N’ga, 262m de hauteur, pour profiter d’une vue à couper le souffle sur les alentours et le plus grand lagon du monde :

 

J’avais beau être hébergée dans un bungalow, l’appel du camping a été le plus fort :-) … car c’est finalement autour d’un feu de camp que j’ai passé ma dernière soirée sur l’Île des Pins en compagnie de Sabrina et Yoann un couple de trentenaire en tour du monde et qui étaient au camping du gîte.

Un très bon séjour donc où en plus d’être hébergée dans du dur avec un vrai lit, je me suis fait quelques plaisirs culinaires : outre le bougna, j’ai également dégusté tartare de thon, choucroute de la mer à la papaye verte, risotto aux fruits de mer, gratin de langoustes…

Tout ça dans le but bien évidemment d’une réadaptation en douceur à une alimentation saine et variée … :-)

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Ouvéa…

août 9, 2012

… ou comment un séjour sur une île paradisiaque peut se révéler… une aventure que je ne suis pas prête d’oublier…

 

Tout commence quand à l’aéroport – un minuscule aérodrome où on récupère nos bagages posés sur un comptoir – une navette est censée venir nous récupérer pour nous emmener à notre gîte.

Plusieurs personnes attendent également, elles me disent que la notion du temps est ici toute relative et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Jusque là tout va bien. Puis une à une, les personnes qui attendaient également un transfert ou une location de voiture partent.

Ne restent plus que Tomoko et moi. Je me dirige donc vers un agent de l’aérodrome et lui expose mon soucis. Il me répond que c’est dommage le patron de mon gîte était là il y a 5 minutes. Il appelle pour moi le gîte (ici je n’ai aucun téléphone qui me permette d’appeler, c’est … handicapant), mais la personne du gîte m’indique que c’est un prestataire qui doit venir me chercher et qu’elle ne peut rien pour moi… Sur ce, j’appelle donc ce fameux prestataire, mais personne ne répond. Entre temps, par chance, le patron du gîte réapparaît et nous prend donc dans sa voiture pour nous emmener à bon port.

Il est très gentil, et en voiture me parle un peu de Ouvéa, son pays natal. Ouvéa compte environ 4000 habitants et est divisée en 3 districts, le nord, le sud et le centre. Le nord et le sud parlent la même langue tandis que le centre a sa propre langue. De même le nord et le sud sont majoritairement catholiques (héritage colonial français) tandis que le centre est majoritairement protestant (héritage anglais lié aux guerres coloniales). D’ailleurs dans le village principal au centre de l’île, une église catholique est voisine d’un temple protestant.

Il a ouvert le gîte il y a 3 ans, mais la Province des Îles c’est le parent pauvre de la Nouvelle Calédonie, et Ouvéa le parent pauvre de cette Province. C’est donc avec beaucoup de difficulté qu’il obtient des aides pour finaliser son projet. 3 ans qu’il a ouvert donc, et le bloc sanitaire n’est toujours pas achevé…

Nous arrivons donc à destination et nous découvrons notre case :

 

au confort sommaire…

Mais en bord d’une plage magnifique, à l’eau d’un bleu comme je n’en ai jamais vu (malgré un temps gris) :

 

Comme vous pouvez le voir, le temps a à nouveau fait des siennes. Adieu le ciel bleu, bonjour les gros nuages gris puis la pluie incessante le lendemain.

Mais reprenons dans l’ordre, nous voici donc arrivées dans ce cadre paradisiaque, mais le ventre commence à crier famine, nous partons donc à la recherche d’un snack, l’île semble très petite sur les cartes.

Nous marchons, marchons, marchons, quand une personne chargée de l’entretien des routes s’arrête et nous propose de nous prendre. Volontiers !

Il nous dépose donc au snack le plus proche qui était en effet à 3 kms de notre gîte.

C’est un excellent plat de poisson, et papaye au curry que nous dégustons :

Nous prenons des renseignements pour faire une excursion vers les ilôts du sud le lendemain, mais la personne nous indique qu’il faut aller à un autre gîte. « C’est faisable à pieds? » « Oui bien sûr ce n’est pas loin ». J’avais oublié qu’en plus des notions de temps, nous n’avions pas les mêmes notions de distance…

Nous voilà donc reparties, toujours en bord de plage magnifique :

 

Puis cette fois çi, c’est une famille de touristes qui s’arrête pour nous proposer de nous déposer. Ils sont déjà 6 dans une clio mais on se serre. Ils nous indiquent que l’endroit où nous nous rendons est en fait à 5kms… La famille nous dit qu’ici il faut faire du stop ! Oui c’est faisable à pieds, mais moi dans l’esprit de la question c’était plutôt « Il y en a pour 10 minutes, un quart d’heure, pas plus… ».

Arrivées au fameux gîte, tout est fermé, impossible de savoir à quelle heure le gérant sera de retour. Nous prenons le numéro de téléphone, et partons à quelques mètres de là louer des vélos.

De retour à notre gîte, nous avons commandé pour le dîner une spécialité locale : le crabe des cocotiers…. miam !

 

Puis nous demandons à la gérante (pour la 3e fois) d’appeler pour l’excursion le lendemain. Personne ne répond, mais elle nous en suggère une autre, départ 8h, il faut compter 1/2h de vélo pour s’y rendre. Nous demandons donc un petit déjeuner pour 6h30.

A 6h30, nous attendons patiemment, 6h45, 7h, 7h15, bon il est de toute manière trop tard pour déjeuner et se rendre à l’excursion, et il pleut fort. Nous retournons donc nous coucher, pour nous relever vers 10h30 avec cette fois çi le petit déjeuner qui nous attend…

La pluie ne s’est pas arrêtée, pas d’excursion au programme aujourd’hui, mais nous avons toujours nos vélos. Nous partons donc pour le nord d’Ouvéa.

Ici aussi tout le monde se salue d’un signe de la main, c’est sympathique.

Toujours une eau turquoise, même si les photos ne rendent pas vraiment grand chose…

 

Une fois trempées, nous arrêtons notre périple vers le nord et retournons sur nos pas pour ramener les vélos. Au total c’est donc une quarantaine de kilomètres à vélo que nous aurons fait.

Mais l’aventure ne s’arrête pas encore là.

Nous revenons donc au gîte où nous avons loué les vélos, mais une fois de plus personne… Il est 16h. Nous attendrons jusqu’à 17h15 avant de voir quelqu’un.

Sauf qu’à partir de 18h il fait nuit et que nous avons encore 7 kms de marche avant de rentrer à notre gîte.

C’est décidé nous ferons du stop (Papa, Maman pas d’inquiétude, c’est la première fois que je faisais du stop et nous avons bien choisi nos chauffeurs!)Après une heure de marche, car il n’y a pas beaucoup de voitures qui passent, c’est finalement 3 kanaks qui nous prendront dans leur voiture et nous feront économiser 1h de marche sous la pluie.

Après une bonne nuit de repos, c’est toujours sous la pluie battante que mon aventure ouvéenne s’achève et cette pluie aura très certainement altéré l’image que je garderai d’Ouvéa (où l’activité principale est ne l’oublions pas …. la plage).

Moralité : nous n’avons pas les mêmes notions de temps et de distance, les habitants d’Ouvéa ont été adorables, mais si j’avais eu un moyen de transport motorisé et un téléphone, j’aurai probablement perdu beaucoup moins de temps…

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Le nord de Grande Terre

août 8, 2012

Nous sommes donc parties avec Tomoko pour un mini road trip de 4 jours vers le Nord de Grande Terre.

Voici le trajet que nous avons effectué :

 

Un petit préambule pour commencer… Je reconnais que c’est avec une certaine appréhension que je suis partie, car à Nouméa, j’ai entendu toute sorte d’histoire au sujet des kanaks. Même à l’office du tourisme ils m’ont inquiétée quand, indiquant à la personne où j’envisageais de camper, il a appelé le camping pour s’assurer que le camping était clos et surveillé en permanence…

Au final tous les kanaks que j’ai croisé ont été extrêmement gentils, ici tout le monde se salue sur la route d’un signe de main, et quand on se promène dans un village, si nous ne disons pas bonjour, ce sont eux qui disent bonjour.

A posteriori je suis profondément déçue d’être partie avec ces a priori et cette inquiétude qui a engendré une certaine retenue dans mes rapports avec les quelques kanaks rencontrés.

 

La région de La Foa

La Foa est située dans la Province Sud, entre le lagon et les terres. Parmi les curiosités de ce petit village :

la passerelle Marguerite conçue par les disciples de Gustave Eiffel en 1909

 

la place du village orné de sculptures kanaks

 

La région dispose de superbes points de vue sur la chaîne montagneuse et l’océan :

 

Au cour d’une baignade dans les eaux fraîches d’une rivière :

 

nous avons rencontré de jeunes kanaks de la tribu de Sarraméa, qui me voyant avec une serviette autour de la taille m’ont dit « Vous vous êtes baignée madame? Mais l’eau elle est glaciale !! » Ah ah, c’est vrai que c’est l’hiver ici !

Le soir, nous avons dormi dans un camping dans la région, tenue par une caldoche. Ici pas de barrière, ni de gardien. J’en ai profité pour discuter avec la propriétaire des propos que l’on m’avait tenu à Nouméa. Elle n’a pas paru surprise, car la plupart des Nouméens n’ont jamais mis les pieds en Brousse (c’est le terme employé ici et ce n’est pas péjoratif), et s’en font une image déformée. Nouméa peut parfois se révéler bien plus dangereuse que la Brousse. Les kanaks sont en général extrêmement gentils, il faut simplement se méfier des vendredis soirs et samedis soir, car c’est dans leur façon de vivre de boire beaucoup le week end (et l’alcoolémie sur la route est un véritable fléau en Nouvelle Calédonie), et il n’est pas rare de croiser des kanaks endormis sur le bord des routes, voire sur les routes, méfiance donc. Quant aux campings sécurisés, il n’en existe que très peu…

Voilà un tableau qui m’a paru a posteriori plus proche de la réalité.

 

La transversale Koné – Tiwaka

C’est une route magnifique en Province Nord qui serpente dans la montagne pour passer de la côte ouest à la côte est (ou inversement).

 

 

Hienghène et le nord de la côte est

Hienghène, en plein coeur de la Province Nord, patrie de Jean-Marie Tjibaou, est réputée pour être le plus bel endroit de Grande Terre. La baie de Hienghène est située au cœur d’une végétation riche et verdoyante :

 

avec plage de sable blanc, qui malgré la pluie qui nous a accompagné toute la journée, n’en garde pas moins un air de paradis :

 

et formations rocheuses spectaculaires, parmi lesquelles :

la poule de Hienghène

 

et le sphinx (moins parlant)

 

Le soir nous avons dormi dans un camping au milieu de cocotiers en bord de mer…

et nous disposions de notre « faré » où nous avons pu planter la tente à l’abri de la pluie :

 

 

La région de Bourail

Nous sommes repassés sur la côte ouest pour notre dernier jour et nous sommes arrêtées à Bourail et la plage de Poé. Un sentier, dit le sentier des 3 baies, nous a permis de découvrir cette côte magnifique.

 Après cette découverte un peu trop courte du nord de Grande Terre, nous nous sommes envolées pour Ouvéa, l’une des îles Loyauté, avec Tomoko.

 

 

 

 

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Nouméa et le sud de Grande Terre

août 7, 2012

Nouméa est installée sur une presqu’île, et après le modernisme apporté par les américains lors de la Seconde Guerre Mondiale, c’est le nickel (la Nouvelle Calédonie est le 3e producteur mondial) qui a permis de poursuivre une importante urbanisation.

Nouméa ne présente guère d’intérêt selon moi. Le centre ville est symbolisé par la place des Cocotiers autour de laquelle pullulent les boutiques de souvenirs.

Mais la vie touristique des grands hôtels et des Caldoches et Oreilles tournent autour des baies de Nouméa, qui sont loin d’être les plus belles de Nouvelle Calédonie.

La Baie des citrons :

 

L’Anse Vata

J’ai également visité le centre culturel Tjibaou ouvert en 1998 dédié à la culture kanak au travers diverses expositions historiques et un bref aperçu historique, trop bref à mon goût.

Son architecture a été conçue à l’issue d’un concours et représente de manière moderne des cases traditionnelles kanak.

Après ce bref tour de Nouméa, je suis partie une journée explorer le sud de Grande Terre, caractérisé par une terre rouge autour du lac Yaté. C’est une région dominée par la production de nickel puisque une usine y est installée.

 

Je suis passée par le Parc Provincial de la Rivière Bleue, où j’ai pu admirer la « forêt noyée », une multitude d’arbres morts présents dans le lac depuis plus de 50 ans.

Ainsi qu’un kaori, arbre de 40m de hauteur et 2m de circonférence de tronc.

 

Après la visite du parc, j’ai poursuivi la route vers le sud, ou plutôt slalomé au milieu des nids de poules… pour revenir près de l’océan et de la mangrove :

 

En passant par quelques jolies cascades :

Après cette belle journée, c’est vers le nord de Grande Terre que j’ai pris la route, cette fois çi en compagnie de Tomoko avec qui j’avais fait du wwoofing en avril dernier.

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Nouvelle Calédonie – Introduction

août 6, 2012

Un brin d’histoire et de géographie avant de vous conter mes aventures calédoniennes…

Car l’histoire de la Nouvelle Calédonie est passionnante.

La Nouvelle Calédonie, surnommée le Caillou, est située au bord d’un lagon classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 2008. Elle comporte Grande Terre, l’île principale, l’Île des Pins, et les Îles Loyauté.

Et en effet c’est magnifique :

 

 

C’est en 1774 que James Cook, britannique, aborde et baptise le Caillou. Mais après plusieurs années de luttes franco-britanniques, c’est finalement la France qui s’empare du territoire en 1853.

A partir de 1864, le territoire sert de bagne et les condamnés collaborent à d’importants travaux : routes, ponts, bâtiments publics, etc.

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la Nouvelle Calédonie sert de base aux américains dans leur combat contre les japonais, ce qui a permis de moderniser rapidement le territoire (aérodromes, routes, bâtiments).

En 1946, la colonie devient un Territoire d’Outre-Mer.

Fin des années 1970, début des années 1980, deux courants politiques s’opposent : les défenseurs de la Calédonie française, menés par Jacques Lafleur et les indépendantistes menés par Jean-Marie Tjibaou.

Les violences se succèdent avec de multiples assassinats et états de siège.

En 1988, les Accords de Matignon sont signés et symbolisés par une poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou. Ces accords instituent trois provinces au sein du territoire : la Province Sud (Nouméa, le sud de Grande Terre et l’Île des Pins), la Province Nord et la Province des Iles (les Îles Loyauté). Cet accord prévoit un référendum à horizon 10 ans pour l’indépendance de la Nouvelle Calédonie.

Mais en 1989, Jean-Marie Tjibaou est assasiné.

En 1998, l’Accord de Nouméa est préféré au référendum. Il prévoit le transfert de compétence de l’état français vers le gouvernement calédonien. La Nouvelle Calédonie est désormais un Pays d’Outre Mer. Un référendum sur l’indépendance est prévu via cet accord à horizon 15 à 20 ans.

C’est en 2014 qu’aura lieu ce référendum, et seules les personnes installées sur le Caillou avant 1998 auront le droit d’y voter.

En discutant avec un métropolitain installé depuis 2000, il ne s’est pas montré particulièrement inquiet quant à l’issue du référendum. Selon lui le référendum sera probablement reporté à 2018, le transfert de compétences de l’état français vers l’état calédonien étant loin d’être achevé. Il souhaiterait simplement pouvoir voter car il est installé depuis 12 ans maintenant, marié à une calédonienne et papa d’une petite fille de 6 ans née ici.

Pour autant le courant indépendantiste reste très actif au sein de la Nouvelle Calédonie et certains de ses représentants ont un siège au gouvernement calédonien.

Aujourd’hui 3 populations cohabitent sur le territoire : les kanaks ou mélanésiens, les caldoches ou français installés historiquement sur le territoire depuis la colonisation et les oreilles ou métropolitains.

 

Voilà pour ce bref résumé historique, place maintenant aux plages de sable blanc et à l’eau turquoise.

Je suis donc passée par les 3 provinces de Nouvelle Calédonie, et le décalage est important en matière de tourisme. La Province Sud bénéficie d’une forte publicité, beaucoup d’informations sont disponibles, tandis que la Province Nord et plus encore la Province des Iles sont un peu délaissées.

Dans une première partie je vous parlerai de Nouméa et du sud de Grande Terre, puis le nord de Grande Terre, Ouvéa et enfin l’Île des Pins.

 

 

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On the road …

août 5, 2012

Voici un petit florilège des panneaux routiers australiens …

Au cas où…

 

Commençons par les stars australiennes tout d’abord :

Le kangourou bien sûr !

Le koala …

L’émeu…

Le diable de Tasmanie … mais c’est un leurre !

Le pingouin, un peu plus rare …

 

Le serpent sur des sentiers piétons…

 

Et puis des combinés aussi !

 

Des animaux un peu plus locaux par région et plus rares (d’ailleurs non croisés) :

Le cassowary

 

Le bandicoot

Le tree kangaroo

 

Des panneaux … explicites …

 

Et enfin comme à la maison, mais en un peu différent …

 

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Sydney -> Cairns – Partie 3

août 5, 2012

Le nord du Queensland

 

C’est donc après ma journée à Fraser Island sous le soleil, que la pluie nous a rejoint pour s’installer pour de bon, ce qui a entraîné quelques modifications de programme.

Après mon retour de Fraser Island, nous avions prévu d’aller dans les terres du Queensland, visiter le Carnarvon NP, un canyon spectaculaire de 30 kms de long et 200m de hauteur. Nous voici donc dans un office du tourisme, prenant les informations nécessaires pour notre périple, car il faut compter 8h pour y aller, donc deux jours, idem pour rejoindre la côte après, donc nous préparons soigneusement notre rétro-planning, pour arriver à temps à Cairns.

Puis nous avons la bonne idée d’appeler le camping du parc pour connaître le tarif, et là… patatra, le camping nous informe qu’il est impossible de se rendre jusqu’au parc pour cause de routes impraticables, qui plus est avec un van qui n’est pas un 4×4.

 

Petit rappel : dans le nord du Queensland, nous sommes proches des tropiques, donc le climat se résume à deux saisons, l’une humide de novembre à avril et l’autre sèche de mai à octobre. Donc plein mois de juillet, on est plutôt pas mal en théorie, sauf que voilà, les bords des routes ressemblaient à

… ça :

 

Nous voici donc avec 4 jours de planning tombés à l’eau (ah ah ah c’est le cas de le dire…), et un temps, ma foi, un peu déprimant. Nous continuons donc de longer la côte en épluchant le Lonely Planet pour trouver de quoi faire par ce temps. Plages magnifiques par ici, idéales pour la baignade qu’ils disent, point de vue spectaculaire par là, tout cela semble très attrayant, mais rappelez vous, la visibilité c’est … ça :

 

Nous finissons par trouver une activité attrayante : observer des ornithorynques en pleine nature, dans leur milieu naturel. Voilà qui donne envie : le fameux ornithorynque !

Nous voici donc partis pour Eungella NP, à quelques kilomètres de Mackay.

Nous campons dans un camping payant où la gérante nous indique qu’avec ce temps ce serait une perte de temps d’aller dans le parc, nous voici donc à nouveau désespérés, jusqu’à ce qu’elle nous dise « sauf pour voir des ornithorynques », aaaaah, voilà une bonne nouvelle et le temps gris devient notre ami, car il est plus difficile d’apercevoir des ornithorynques par grand beau temps.

C’est sous une pluie battante, et après avoir vu quelques tortues :

que nous voyons les fameux ornithorynques :

 

Après ce petit « rayon de soleil », c’est toujours sous la pluie que nous nous rendons à Airlie Beach. Airlie Beach c’est une station balnéaire, réputée surtout pour son emplacement car c’est la porte d’entrée aux Whitsunday Islands. Airlie Beach a beau être en bord de plage :

 

Elle bénéficie d’un lagon artificiel, car ici les méduses peuvent être mortelles.

Nous nous rendions donc à Airlie Beach, non pas pour sa plage, ni pour son lagon artificiel mais pour nous rendre aux Whisunday Islands. Les Whitsunday Islands sont un archipel de 90 îles – inhabitées pour la plupart – faisant partie de la Grande Barrière de Corail. Le Lonely nous indique – je cite – « toutes les conditions – nuits chaudes, sable blanc et faibles précipitations – sont réunies pour faire de cet archipel un paradis pour les campeurs ». Merci.

Même les locaux avec qui nous discutons sont déprimés par cette pluie qui tombe sans discontinuer depuis une semaine, et qui n’est pas caractéristique de la saison, nous confirment ils. Merci encore.

Bref, après un rapide coup d’œil aux prévisions météo, nous décidons d’abandonner notre escapade aux Whitsunday Islands.

Nous décidons de passer la nuit à Airlie Beach avant de repartir le lendemain, essayer de trouver le soleil au nord.

Jusqu’à présent lors de mes derniers roads trips, je n’avais eu aucun soucis à trouver des aires de repos gratuite où l’on peut s’installer pour la nuit. La côte est plus urbanisée est moins propice aux nuits au milieu de nulle part. Même si je m’y opposais fermement au départ, nous sommes donc obligés d’enfreindre la loi nous interdisant de dormir dans les villes. Car lorsqu’on loue un van à 20$ par jour (sans l’essence), ce n’est bien évidemment pas pour payer 15$ supplémentaires par personne et dormir en camping payant, sinon autant louer une voiture et dormir en auberge…

A Airlie Beach, l’accueil est clair : « no camping – no overnight stay – maximum fine : 2000$ » (Camping interdit – amende encourue : 2000$). Nous trouvons une aire en bord de route avec un simple panneau « no overnight stay » mais sans menace d’amende. Il fait nuit, il faut trouver où dormir, l’endroit est excentré de la ville, nous nous y installons. Nous dinons, faisons les lits, et nous couchons quand … un ranger vient toquer à notre porte pour nous demander de partir…

Nous tournons un peu avant de trouver un nouvel endroit où nous dormirons jusqu’au petit matin en toute tranquillité.

Première mésaventure de la sorte? Non, malheureusement, nous avions déjà été priés de partir de Hervey Bay (en repartant de Fraser Island) à … 1h du matin. Décidément la côte est ce n’est pas le paradis du van !

Nous poursuivons notre montée vers le nord et arrivons à Townsville, où il y a un mont offrant un point de vue sur la côte, sauf que le mont est sous le brouillard :

 

C’est donc après une balade sur la plage, que nous nous rendons finalement au Paluma Range NP, au cœur d’une forêt humide, plus attrayant que la plage sous la pluie :

 

Et nous nous offrons une baignade dans une rivière, entre deux averses, car malgré la pluie, il fait chaud, très chaud. Et définitivement je ne suis pas acclimatée pour vivre sous les tropiques, avec des grosses chaleurs et un fort degré d’humidité !

 

C’est toujours sous la pluie que nous faisons halte à Mission Beach, qui forcément a moins de charme que sous le soleil (enfin on imagine) :

 

La côte ne dévoilant pas toute sa beauté avec ce temps, nous décidons de repasser par les terres pour rejoindre Cairns, où normalement le soleil nous attend.

C’est donc au cœur de la campagne du Queensland que nous passons (inutile de préciser à nouveau sous le brouillard et la pluie…) :

et nous arrêtons pour visiter de jolies cascades sur un circuit de 16 kms :

et des arbres gigantesques (plus de 40m de hauteur et jusqu’à  40m de circonférence du tronc!).

 

Nous arrivons à Cairns, avec quelques jours d’avance, ce qui me permettra donc d’aller nager sur la Grande Barrière de Corail et m’offrir une escapade sur Fitzroy Island.

Le programme est donc le suivant : une journée au large sur la Grande Barrière de Corail à la recherche de Némo et tous ses copains, puis une nuit sur Fitzroy Island et une journée sur ce petit paradis.

Après 2h de navigation, nous arrivons donc sur la Grande Barrière de Corail, au programme, une énorme plateforme avec un espace délimité pour le snorkelling, un bateau à fonds de verre et un bateau semi-submersible pour observer le corail et les poissons de près.

Un peu touristique, c’est vrai, mais la Grande Barrière de Corail est – au plus proche – à 30 kms du rivage, difficile donc d’y aller par ses propres moyens.

Cela étant dit, personne n’est sans savoir que la Grande Barrière de Corail est menacée de disparaître à petits feux pour cause de pollution et réchauffement climatique – et bien j’avoue avoir été choquée par ces expéditions en grandes pompes où les bateaux ne sont bien évidemment pas à voile…

  

Cela étant dit c’est bien évidemment magnifique, et je suis heureuse d’avoir pu découvrir cette fameuse Grande Barrière de Corail.

Le gouvernement australien a pris conscience du danger menaçant la Grande Barrière de Corail et a donc promulguer plusieurs lois permettant de protéger cette merveille de la nature en élargissant les zones protégées.

Voici quelques images du corail prise à travers le bateau semi-submersible :

 

Après cette superbe journée – malgré un Némo toujours introuvable – je me suis installée pour la nuit sur Fitzroy Island, ici plus précisément … :

 

Et après plus de 5 mois de camping, van, auberge, c’était le bonheur absolu ! :-)

Le lendemain, je suis donc partie à la découverte de cette île entourée de corail.

Plage magnifique :

 

Je suis allée au sommet de l’île (269 m), pour m’offrir une vue imprenable sur les environs.

 

 

C’est sur cette touche paradisiaque que mon dernier road trip australien a pris fin, et que je me suis envolée pour la Nouvelle Calédonie.

 

 

 

 

 

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Sydney -> Cairns – Partie 2

août 1, 2012

La Gold Coast, Brisbane, la Sunshine Coast et Fraser Island

 

La Gold Coast

C’est en fait une immense ville qui s’étale sur de nombreux kilomètres en bord de mer, paradis du tourisme balnéaire, enfin paraît-il…

Parce que la Gold Coast c’est en fait un savant mélange de Las Vegas – avec des restaurants plus clinquants les uns que les autres et des shows un peu partout à la tombée de la nuit – de stations balnéaires bétonnées espagnoles et de Disney World, enfin il n’y a pas de Disney ici, mais de nombreux parcs d’attraction avec une multitude de toboggans aquatiques et autres montagnes russes. Alors question paradis, moi je dis, on repassera…

Enfin, nous nous sommes arrêtés une après-midi à Surfer Paradise, car cela mérite bien évidemment un coup d’œil :

 

Brisbane

Nous sommes ensuite arrivés à Brisbane, capitale du Queensland, environ 1 900 000 habitants. Une atmosphère paisible règne à Brisbane, qui n’en reste pas moins la 3e ville d’Australie, et qui attire de nombreux nouveaux habitants chaque année.

Brisbane n’est pas à côté de l’océan, mais est traversée par un joli fleuve, le long duquel nous nous sommes baladés, dominés par les immeubles du CBD.

 

Après la découverte de Brisbane, nous sommes allés visiter le Lone Pine Koala Sanctuary, un parc animalier dédié à la faune australienne.

Après avoir vu tant d’animaux sauvages en Australie, je reconnais que cela fait mal au cœur de voir ces animaux parqués. Finalement entre kangourous, koalas, dingos, ornithorynques, etc etc, je suis assez fière de dire que seuls 3 animaux manquaient à ma collection « animaux sauvages vus dans leur environnement naturel » :

Le wombat :

 

le diable de Tasmanie :

 

et le joey, ou le bébé kangourou :

 

Et j’ai aussi craqué et ai payé pour porter un koala dans mes bras, un koala tout mignon, forcément je n’ai pas résisté… même si au fond de moi même je pensais à ce pauvre koala qui passe de bras en bras à longueur de journée, mais bon je suis faible…

 

La Sunshine Coast

La Sunshine Coast s’étend au nord de Brisbane. Elle est symbolisée par Noosa, station balnéaire « chico-branchouille ». Il faut dire que Noosa dispose de nombreux atouts, adossée à un superbe parc national au cœur d’une forêt humide, ses plages sont également magnifiques.

 

 

Fraser Island

Haut lieu touristique de la côte est, Fraser Island est une île dont le sol est entièrement recouvert de sable, et classée au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est aussi la terre originelle des aborigènes Butchulla.

Bien évidemment qui dit sable, dit 4×4 obligatoire. C’est donc un tour organisé d’une journée qui m’a permis de découvrir cette île.

La route ici, c’est la plage :

 

Fraser Island, c’est aussi le seul endroit de la côte est où l’on peut voir des dingos (rappelez vous la barrière anti-dingos). Pourquoi les avoir laissés sur Fraser Island si ils ont été éradiqués de toute la côte est, me demanderez vous? Et bien selon les aborigènes Butchulla, tout animal présent sur l’île qui ne peut pas la quitter par ses propres moyens doit rester sur place.

Voici les 3 sites remarquables de Fraser Island que j’ai visités en une journée :

  • les pinnacles, falaises de sable coloré

 

  • le lac McKenzie

 

  • la forêt humide, particulièrement impressionnante

 

En repartant, nous avons croisé une tortue qui se prélassait sur la plage.

 

Après cette escapade à Fraser Island, le temps s’est très sérieusement gâté (nous avions déjà eu quelques alertes à Noosa), et a quelque peu modifié notre programme. La suite au prochain épisode…

 

 

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Sydney -> Cairns – Partie 1

juillet 30, 2012

Le New South Wales

Première destination de notre périple : la Lower Hunter Valley à quelques heures de route de Sydney, une vallée de vignobles, et oui encore une … je ne suis pas française pour rien.

 

Entre différentes dégustations de shiraz australien pas mauvais et sémillon blanc un peu moins bon…, j’ai aussi redécouvert le plaisir du fromage ! Une simple dégustation, certes un peu frustrant, mais tellement bon (il ne faut pas exagérer non plus, il n’y avait pas de cantal bien évidemment) !

Nous sommes revenus vers la côte après ces petits plaisirs gastronomiques, et nous avons passé la nuit à Anna Bay, pour se réveiller le lendemain matin devant …

 

Après ce bref passage océanique, nous avons repris la route dans les terres du New South Wales, et plus précisément la « waterfall way » ou « route des cascades », qui relie Armidale à Coffs Harbour (170 kms), traversant plusieurs parcs nationaux, gorges et cascades, dans la région du New England. New England parce que comme nous l’a indiqué la personne de l’office du tourisme, les paysages ressemblent beaucoup à l’Angleterre, c’est très vert et vallonné.

Voici donc les cascades et points de vue sur la vallée que nous avons découvert dans cette région.

Wollombi Gorge et Wollombi Cascade

 

La vallée

 

Ebor Falls

 

Et enfin un superbe point de vue sur la région :

 

Dans cette région, nous avons également franchi la barrière anti-dingos – une clôture qui protège les états de l’est, et leurs troupeaux de bétail des dingos.

Après cette petite escale en pleine nature, nous avons repris la direction de l’océan.

Destination Byron Bay. Byron Bay a excellente réputation en Australie et constitue une destination de choix : côte paradisiaque, mode de vie détendu hippie/écolo.

Une jolie balade nous attend le long de Cape Byron, le cap le plus oriental d’Australie. D’ici on peut apercevoir des baleines au large entre juin et septembre, en pleine migration vers le Nord. Nous avons aperçu … les jets d’eau lancés par les baleines, mais guère plus malheureusement.

Quelques photos de la magnifique côte de Byron Bay et Cape Byron.

 

Et à défaut de baleines, nous avons quand vu quelques dauphins et dindons du bush (la côte est en regorge).

 

Et Kiki, pendant ce temps là, a été bien plus courageux que moi et s’est essayé au surf avec Nicolas !

 

Quelques kilomètres après Byron Bay, nous avons quitté le New South Wales pour entrer dans le Queensland, dernier état de mon tour de l’Australie.

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Sydney -> Cairns – Introduction

juillet 30, 2012

Le 28 juin, après de nouvelles longues recherches de partenaires de voyage, c’est finalement avec Nicolas et Muriel (tous les deux français et tous les deux 22 ans) que j’ai pris la route en direction de Cairns.

Nous avons loué un van tout confort, avec frigo et plaques à l’intérieur, et avec même un lit pour moi à l’intérieur! Bon j’avoue tout de même qu’au départ c’est à regret que j’abandonnais ma tente pour ce dernier road trip, mais finalement j’ai bien été heureuse d’avoir un toit étanche au dessus de ma tête…

Durée du trajet : 23 jours.

Voici donc l’équipe :

 

Et le trajet effectué :

  

A découvrir dans les prochains épisodes :

  • Partie 1 : le New South Wales
  • Partie 2 : la Gold Coast, Brisbane et Fraser Island
  • Partie 3 : la Sunshine Coast, le nord du Queensland
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Sydney

juillet 25, 2012

Après ma journée aux Blue Mountains, je suis donc arrivée le 15 juin à Sydney, où je suis restée 13 jours, ce qui m’a laissé le temps de profiter de cette ville agréable.

Quelques infos sur Sydney pour commencer. Environ 4 300 000 habitants, dont 13 000 français selon le consulat français… sans compter tous les backpackers qui posent leurs bagages ici pour quelques jours, semaines ou mois…

En 2011 Sydney a été élue 7e ville du monde où il fait bon vivre. Elle est construite autour de l’une des baies naturelles les plus belles au monde.

Les 2 monuments célèbres de Sydney, le Harbour Bridge et l’Opera House ont respectivement été inaugurés en 1932 et 1973.

Sydney fait souvent polémique, jugée trop grande par certains, trop superficielle par d’autres, ou encore qualifiée sans âme, elle n’en reste pas moins une ville emblématique d’Australie au même titre que Melbourne sa rivale devant l’éternel !

Melbourne c’est la ville branchée, dynamique artistiquement parlant, bref « the place to be ». Tous les habitants de Sydney adorent Melbourne et … tous les habitants de Melbourne détestent Sydney…

Et moi laquelle j’ai préféré ? Et bien… Sydney, et oui !

Mais il est certain que l’impression que l’on a d’une ville dépend du contexte dans laquelle on la visite : du temps qu’il y fait, des rencontres que l’on y fait, etc.

J’ai donc été hébergée par des habitants de Sydney, et rien de mieux que d’être chez l’habitant finalement.

J’ai passé une semaine chez Maëlle, une étudiante vivant à Sydney depuis 4 ans et ayant grandi en Nouvelle Calédonie, puis 5 jours chez Toma et Christine : Toma est français et Christine australienne d’origine vietnamienne.

Ce qui m’amène à une courte parenthèse : un aspect intéressant de Sydney et plus généralement de l’Australie : les australiens vivant dans un pays jeune, sauf à être aborigène, ils sont finalement tous originaires d’un autre pays, via les parents ou grands parents (il ne faut généralement pas remonter beaucoup plus loin) : européens ou asiatiques pour la plupart.

Revenons à mes hôtes : ils ont été tous très sympathiques et m’ont fait découvrir certains coins de Sydney que je n’aurais probablement pas visité autrement. Voici donc un bref aperçu des principaux quartiers de Sydney où j’ai passé un peu de temps.

 

Mosman

Chez Maëlle, j’étais hébergée à Mosman, un quartier chic au nord du centre-ville, « de l’autre côté du pont ». La rue principale est bordée de nombreuses boutiques dont certaines très alléchantes : boulangeries françaises, fromageries…

Maëlle m’a fait découvrir son quartier, en faisant une ballade le long de la baie :

Avant de prendre l’un des fameux ferrys de Sydney :

 

C’était un dimanche et les ferrys devaient se frayer un passage parmi tous les voiliers de sortie (ou plutôt l’inverse d’ailleurs, car les ferrys ont priorité !).

Le ferry est passé devant l’Opera House et le Harbour Bridge :

 

 

Les Rocks

Les Rocks c’est le quartier le plus ancien de Sydney, là où s’installèrent les premiers colons européens en 1788.

Il abrite donc naturellement le plus vieux pub de Sydney !

J’ai profité de ce passage par les Rocks pour aller visiter le Museum of Contemporary Art, où entre plusieurs jolies collections d’art aborigène et autre art contemporain, j’ai aussi pu « admirer » d’autres objets, plus surprenants …. spécial dédicace à un petit bonhomme !! :-)

 

Le CBD et Botanic Garden

Le CBD est … un CBD …

 

sauf que … il y a des palmiers devant les immeubles !!

 

Et Sydney comme toutes les grandes villes australiennes dispose de son Royal Botanic Garden à deux pas du CBD.

 

 

Bondi Beach

Je ne pouvais bien évidemment pas manquer de passer par la fameuse Bondi Beach de Sydney.

La plage est en effet très jolie, à quelques minutes du centre ville de Sydney. L’hiver aidant, la plage n’était que peu fréquentée ce jour là, donc peu représentative de la « vraie » Bondi Beach estivale. Maëlle m’a en effet raconté qu’en été, la plage est très animée et remplie de jeunes s’entraînant à jongler avec des bouteilles dans l’espoir de décrocher un job de serveur pour l’été.

La côte aux alentours de Bondi Beach est superbe, avec des formations rocheuses aux couleurs surprenantes.

 

Manly

Deuxième plage mythique de Sydney : Manly. Malheureusement c’est sous les nuages et le vent que je m’y suis baladée. Cela ne m’a cependant pas empêché d’apprécier le paysage et les petites criques aux eaux turquoises qui entourent Manly…

 

… ainsi que le Sydney Harbour National Park, où je me suis promenée au coeur du bush, en profitant de belles vues sur l’océan.

 

 

Surry Hills et Newtown

Après une semaine à Mosman, je suis donc allée chez Toma et Christine dans le quartier de Surry Hills à 10 minutes à pied du centre. Petit quartier « vallonné » comme son nom l’indique, et très sympathique. Les rues sont animées, remplies de petits bars, restaurants et boutiques de créateurs.

Newton est assez similaire à Surry Hills, en plus animé encore. J’ai découvert ce quartier grâce à une amie d’amie d’amie, bref vous avez compris.

Je n’ai malheureusement aucune photos de ces quartiers (je m’y baladais comme si j’y vivais, sans appareil photo ! :) ), mais l’architecture des petits quartiers entourant le centre ville de Sydney est plutôt agréable : peu d’immeubles et beaucoup de petites maisons mitoyennes à un étage, souvent occupée par des collocations.

 

Donc vous l’aurez compris, une ville magnifique, de par son emplacement au cœur de la baie, et agréable à vivre grâce à ses multiples petits quartiers autour du centre ville.

 

 

 

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Les Blue Mountains

juillet 18, 2012

Le 13 juin j’ai donc fini mon périple ferroviaire, en arrivant à Sydney avec l’Indian Pacific.

 

En arrivant à Sydney je suis aussitôt remontée dans un train direction les Blue Mountains, à 2h de train à l’ouest de Sydney.

Pourquoi les Blue Mountains? D’après le Lonely Planet, en raison de la brume légèrement bleutée qui se dégage des eucalyptus… J’ai plutôt eu le droit à un bon gros brouillard qui couvrait toute la vallée !

Les Blue Mountains abritent 3 parcs nationaux, dont le plus connu, le Blue Mountains National Park avec les fameuses « 3 sisters ».

J’ai fait une journée de randonnée dans cette belle région, en alternant marche dans la forêt humide, belles cascades, et superbes points de vue sur la vallée.

Voici donc le roman photo de ma journée aux Blue Mountains.

 

The Three Sisters

 

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Le Ghan et le Centre Rouge

juillet 12, 2012

Le Ghan

Le 6 juin j’ai pris place à bord du Ghan : 24h de train pour rejoindre Alice Springs.

Ce qu’il faut savoir sur le Ghan

16 wagons ou 26 wagons + locomotive + les wagons transportant les voitures, ce qui représente au total 471m ou 710m. La vitesse de pointe est de … 115 km/h ! Et la vitesse moyenne de 85 km/h… Autant dire que le Paris – Poitiers me paraîtra désormais aussi long qu’un trajet de métro !

Il effectue entre Darwin et Adélaïde 2 979 kms en 54h.

 

 

Avant de monter dans le train, il faut enregistrer ses bagages, comme pour l’avion, sauf que nous avons le droit à 2 bagages de 20 kgs chacun !

Une fois à l’intérieur, on a une place immense pour les jambes et un siège qui s’incline presque à l’horizontale, et j’ai en plus 2 sièges pour moi. Tout aurait été absolument parfait si l’accoudoir entre les 2 sièges avait pu se rabattre…

Voilà pour l’option siège inclinable, autrement le Ghan propose également des cabines, de 1 à 3* selon les services inclus. Mais le train est compartimenté et impossible pour les gueux des sièges inclinables d’aller visiter les cabines !

 

Le train part à 10h d’Alice Springs. Environ 3h30 plus tard, nous arrivons à Katherine pour une « escale » de 4h30 environ. Il nous est proposé divers tours pour visiter Katherine ou les gorges. Etant déjà passée par Kaherine quelques semaines plus tôt, je reste à la gare, qui ne comporte qu’une salle d’attente !

Quand le train repart, l’heure de se coucher arrive bien vite.

J’ai pris de quoi me faire un petit lit douillet :

 Et parviens à dormir correctement.

Réveil à 7h, le paysage n’a pas beaucoup changé, encore et toujours du désert mais la température a chuté : 7°C !

 

Alice Springs

Nous sommes arrivés à Alice Springs vers 9h. Après avoir déposé les bagages à mon hôtel, je suis partie faire un tour en centre ville avec une anglaise et un irlandais rencontrés à Darwin et qui étaient dans le train également. La ville n’a que peu d’intérêt. Nous faisons une balade le long d’une rivière aujourd’hui asséchée, et allons visiter le « Desert Park » où nous apprenons plein de choses sur la faune et la flore du désert.

 

Kings Canyon

Le lendemain a donc commencé mon marathon des visites. Lever 5h pour un départ à 6h direction Kings Canyon.

Nous sommes un petit groupe de 8 personnes. Nous faisons une marche en haut du canyon, et y descendons.

Parfois appelé Grand Canyon d’Australie, il est certes très beau, mais le Grand Canyon reste quand même le Grand Canyon !

 

 

Après un joli de coucher de soleil, retour à Alice Springs vers 23h30.

 

Ayers Rock et The Olgas

Le lendemain, même programme : lever 5h pour un départ à 6h. Cette fois çi nous sommes 35 !

Après une fausse alerte sur la route…

 … nous arrivons finalement au parc national d’Uluru-Kata Tjuta, nom aborigène pour Ayers Rock-The Olgas.

2 peuples aborigènes occupent historiquement ces terres : les Pitjantjatjana et les Yankunytjatjana, appelés ensemble les Anangu.

Le droit de propriété sur le parc n’a été reconnu aux Anangu qu’en 1985, après de longues négociations avec le gouvernement australien, et sous réserve que la gestion soit assurée conjointement avec le service des parcs nationaux australiens.

 

Uluru et Kata Tjuta sont des lieux sacrés aux yeux des Aborigènes, puisqu’ils sont le lieu de plusieurs légendes, ou histoires ou rêves constituant le Tjukurpa (« Temps des Rêves »), qui explique le fondement de la vie, de la relation entre les hommes, avec les animaux, avec les plantes, etc, dans la culture aborigène. C’est pour cette raison notamment qu’ils demandent aux touristes de ne pas escalader le rocher, même si ce n’est pas officiellement interdit.

 

Même si l’on ne croit pas à la culture aborigène, le lieu a quand même quelque chose de magique.

 

Kata Tjuta

 

Uluru

 

Nous avons commencé par de petites marches autour du rocher, où des peintures aborigènes ornent certaines parois.

 

Puis nous avons été regarder le coucher de soleil et le rocher se parer d’un habit de feu !

 

Et sur la route du retour vers Alice Springs  nous avons fait la course avec des dromadaires !

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Kakadu National Park

juillet 6, 2012

Le 1er juin j’ai donc quitté Darwin pour 3 jours de tour organisé dans Kakadu National Park.

Nous sommes donc un petit groupe de 6 + 1 un guide à embarquer dans ce 4×4 :

 

Kakadu est un immense parc national, le plus grand d’Australie : avec 20 000 km², il représente la moitié de la Suisse. Il est détenu par les communautés aborigènes historiquement présentes sur ces terres (et habitant toujours dans le parc) et géré conjointement avec l’Etat australien.

Le parc est célèbre pour sa richesse, culturelle d’une part puisqu’il abrite plus de 5000 peintures aborigènes, naturelle d’autre part puisqu’il abrite plus de 68 espèces de mammifères, 120 de serpents, 26 de grenouilles, 300 de poissons, 290 d’oiseaux, 2000 de plantes et 10000 d’insectes.

Pour ces raisons, il est inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

Dans un autre registre, Kakadu a également servi de lieu de tournage pour les films Crocodile Dundee !

Là où les Blancs ne voient que deux saisons régissant le parc, l’une sèche, l’autre humide, les Aborigènes en voient 6 (selon le comportement des animaux, la floraison des plantes, etc). Début juin correspond, pour les Aborigènes, à la saison des brumes, la saison humide est terminée, mais certaines cascades et rivières contiennent encore de l’eau avant de s’assécher complètement courant juin/juillet.

Certains sites étaient encore fermés quand j’y suis allée, en raison de routes impraticables ou présence de crocodiles (qui élisent domicile dans les cours d’eau gonflés par la saison humide).

 

Jour 1

Avant de rejoindre le parc, nous faisons une croisière sur la Adélaïde River pour observer des crocodiles d’eau de mer (qui en réalité vivent également en eau douce). Rappelez vous à Winjana Gorge dans la région du Kimberley, j’avais vu mes premiers crocodiles d’eau douce (fresh water crocodiles ou freshies), les « gentils » et maintenant je m’apprête à voir les saltwater crocodiles ou salties, les « méchants ».

Nous embarquons donc à bord d’une péniche sur la Adélaïde River, qui semble bien paisible de prime abord…

 

Mais nous ne tardons pas à apercevoir nos premiers salties sur la rive …

 

Puis dans l’eau

Salut toi …

L’attraction de cette croisière ce sont les « jumping crocodiles » ou crocodiles sauteurs. Ils sont appâtés par un bout de viande dans l’eau …

 

Petit, petit, petit…

 

Ils observent…

 

Et hop !

Miam !

 

Nous reprenons la route pour rejoindre le parc en milieu de journée, où nous faisons une première balade à la découverte des peintures aborigènes datant de plusieurs milliers d’années pour certaines d’entre elles.

 

L’avantage des tours c’est qu’on apprend plein de choses sur la faune et la flore, comme par exemple lécher le derrière d’une fourmi et découvrir que c’est amer (attention, ceci a été réalisé en présence d’un guide, n’essayez pas de reproduire l’expérience à la maison ! C’était avec des fourmis quasi translucides et pas avec nos banales fourmis…), ou encore quel arbre utiliser pour fabriquer un didjeridoo, etc.

L’avantage de notre guide c’est que c’est un pur local, passionné par la nature et la culture aborigène mais l’inconvénient d’un guide 100% bush australien, c’est que je ne comprends (toujours) pas 100% de tout…

Direction ensuite un point de vue sur le parc et son immensité…

 

Nous sommes ensuite allés installer notre campement. En terme de tente nous n’avons en réalité que la première toile de tente, la moustiquaire si vous préférez. Donc c’est un peu comme une nuit à la belle étoile en version luxe moustiquaire incluse.

Sur le papier, je trouvais ça génial…

Mais reprenons dans l’ordre. Nous installons notre campement et nous commençons à préparer le dîner. Notre guide allume un feu avec le bois que nous sommes tous allés ramasser quelques instants plus tôt. Au menu de ce soir : ragoût de kangourou et purée de pommes de terre.

Durant le dîner nous avons « quelques » invités supplémentaires : les MOUSTIQUES ! Et quand je dis quelques c’est en réalité toute la smala qui voltigeait autour de nous, nous piquait partout. Honnêtement ma pire expérience avec les moustiques depuis toujours, je devenais folle à me gratter partout et à les entendre voler autour de mes oreilles.

Nous allons nous coucher très rapidement pour nous mettre à l’abri de ces moustiques voraces.

Nous voilà donc revenus à la fameuse nuit à la belle étoile, qui semblait tellement attrayante. Sauf que…. les nuages étaient de la partie donc pas d’étoiles, et les moustiques ont visiblement élu domicile pour la nuit autour de la tente et ont décidé d’y faire la fête toute la nuit :  « zz zzzz zzz » voilà ce que j’ai entendu toute la nuit, ça n’a rien d’une berceuse, croyez moi !

 

Jour 2

Après une courte nuit avec ces voisins bruyants, nous nous sommes levés à 7h, nous partons faire une balade dans le parc qui nous mène à des cascades et une piscine rafraichissante.

 

Après le déjeuner, nous montons en haut de ces cascades :

 

Pour trouver une vue magnifique :

Et finalement des piscines sur plusieurs niveaux, avec une vue à couper le souffle !

 

Notre dernier arrêt de la journée s’effectue en bord de route pour observer une des fameuses termitières que l’on trouve en Australie.

Celle là est particulièrement grande :

 

Son âge est estimé à 110 ans, âge de la reine qui vit à l’intérieur, car quand la reine meurt, la termitière se désintègre petit à petit.

Retour à notre campement. Au menu ce soir : barbecue/purée de pommes de terre/légumes à l’eau. Les moustiques sont toujours là mais me semblent moins féroces (ou je m’habitue déjà…). Notre guide nous donne une leçon de didjeridoo, et j’arrive à produire quelques sons, j’ai progressé depuis la Tasmanie !

Malheureusement les moustiques occupant 80% de mon énergie le soir, je n’ai pas pensé à prendre de photos …

 

Jour 3

Après avoir rangé le campement, nous partons pour une marche de 8 kms au coeur du bush.

Voici la hauteur des herbes durant la saison humide…

Au bout de 3 kms, nous dévions du sentier balisé, car notre guide nous emmène sur le territoire d’un aborigène vivant dans le parc (qui accepte que nous y allions sous réserve de ne pas prendre de photos ni toucher un mur décoré de peintures aborigènes).

Notre guide nous annonce que nous allons grimper tout en haut de ce rocher :

Après une montée éprouvante et parfois un peu périlleuse, nous avons été récompensés par une superbe vue à 360° :

 

Avant de reprendre la route pour Darwin, nous prenons une route dérobée du parc pour profiter d’un dernier déjeuner au milieu de nulle part…

 

 

 

 

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L’entre-deux road trip

juin 30, 2012

Vous vous demandez peut-être ce que je fais quand je ne suis pas sur la route?

Vous verrez que parfois, même en voyage, c’est un peu comme à la maison.

Je vais profiter de cet article pour vous y décrire brièvement ma vie en auberge de jeunesse et vous glisser quelques photos de Perth et Darwin.

 

Donc l’entre deux road trip c’est comment?

Et bien pour moi, le début c’est toujours un peu triste, un peu comme les fins de colo quand nous étions plus jeunes.

Je quitte en effet à chaque fois des personnes que j’ai appréciées, avec qui j’ai passé entre 1 semaine et 4 semaines, 24h sur 24, vécu des purs moments de bonheur, de franches rigolades, parfois des tensions, des galères, mais finalement des partages tout simplement et que des bons souvenirs.

Alors oui ça ressemble étrangement aux départs de colo où sur le quai de la gare ou dans le bus, je pleurais à chaudes larmes car je ne voulais pas quitter mes amis de quelques semaines.

Maintenant je ne pleure plus, mais c’est toujours le cœur lourd que je dis au revoir à mes compagnons de voyage.

Le retour de road trip c’est aussi le retour en ville et en auberge de jeunesse, ce qui me fait toujours bizarre après plusieurs jours ou semaines passés dans la nature.

Un simple petit détail : ici les passages piétons font du bruit quand le bonhomme passe au vert, et ré-entendre ce bruit me procure systématiquement des picotements désagréables dans le ventre…

Car en effet, ce que j’apprécie le plus en Australie, c’est la nature, les paysages, les grands espaces, les nuits en camping aux commodités limitées, voire sur des parkings en bord de route, mais toujours sous un ciel aux millions d’étoiles qui vaut toutes les douches et toilettes du monde, les discussions autour d’un feu de camp, les rencontres effectuées sur la route, du backpacker au couple de retraités australiens, toujours prêt à donner un coup de main, en passant par tous les touristes du monde entier venus découvrir ce beau pays-continent.

Mais le retour à la civilisation est bien évidemment nécessaire et a quand même du bon. Renouer avec les auberges c’est aussi renouer le contact avec plein de voyageurs, et pouvoir effectuer toutes les tâches ménagères, comme à la maison :

 Des courses …

Des lessives …

Des douches tous les jours…

 

Waouh les jolis toilettes…

 

Donc une auberge c’est comment?

Tout d’abord il faut la trouver quand on arrive et parfois ce n’est pas chose aisée. A Perth, par exemple, où toutes les auberges étaient complètes, ne restaient plus que les miteuses. D’ailleurs Olivia (avec qui j’ai voyagé de Perth à Darwin) nous a rejoint le premier jour du road trip couverte de piqures de punaises, tandis que Jan avait passé la nuit dehors car quelqu’un avait pissé dans son lit (même hôtel qu’Olivia) et que personne à la réception n’a pu faire quoique ce soit … Bon je n’entends pas des histoires comme celles-ci tous les jours, heureusement!

Une fois qu’on a trouvé son bonheur, une auberge, c’est à mi-chemin entre un hôtel et une grande maison.

Un hôtel car comme tous les hôtels, il loue des chambres, de la chambre individuelle au dortoir. Le plus commun c’est bien entendu le dortoir, de 4 à 20 lits. Plus il y a de lits, moins c’est cher, et plus c’est le bordel (quoique…) !

Jusqu’à présent, mon maximum a été un dortoir de 12 lits, et mon minimum un dortoir de 4 lits.

 

Dortoir de 12

 

Dortoir de 6 mais autant de bordel que dans le dortoir de 12 !

J’ai été plutôt chanceuse jusqu’à présent dans mes différentes expériences, je n’ai finalement pas eu beaucoup de ronfleur (pas un seul dans le dortoir de 12!), pas eu beaucoup non plus de personnes qui rentrent au milieu de la nuit allument toutes les lumières et cognent tous les coins de murs.

Donc ce n’est pas tout à fait comme à la maison, mais on n’y est pas si mal.

Les salles de bain, quant à elles, sont en général communes (parfois on peut trouver une salle de bain par dortoir).

J’ai eu quelques déconvenues sur les salles de bain, mais la plupart du temps c’est propre et on n’a pas besoin de porter des chaussettes pour prendre sa douche ni de mettre des moufles pour tirer la chasse d’eau.

Puis l’auberge c’est un peu comme à la maison car elle dispose d’espaces communs :

  • la cuisine

Là aussi la propreté est parfois un sujet sensible… Dans un des hôtels où je suis restée à Melbourne, la cuisine était sens dessus dessous (c’est un euphémisme) en l’espace de quelques heures seulement…, ma technique? Cuisiner pour plusieurs jours juste après le passage du ménage! :-)

 

 Avec des casiers pour ranger sa nourriture :

 

Il est important d’étiqueter sa nourriture même si ce n’est pas toujours suffisant. A Melbourne, quelques jours après mon arrivée seulement, j’ai eu la désagréable surprise de m’être fait dérober ma nourriture… heureusement depuis et jusqu’à présent ce n’est plus arrivé.

Et des endroits pour la nourriture gratuite, laissée par de précédents voyageurs :

 

  • la buanderie

 

  • l’espace détente : télévision, billard, bibliothèque, ça dépend des hôtels

 

  • le plus souvent un espace extérieur, parfois avec piscine

 

  • les espaces petites annonces pour trouver un job, vendre ou acheter une voiture, trouver des partenaires de voyage

 

Revenons à mon quotidien : le retour en ville, c’est aussi le retour à une connexion internet assurée, ce qui me permet de vous mettre en ligne mes articles, non sans les avoir longtemps préparés et travaillés.

La connexion internet me sert donc non seulement à mettre à jour mon blog mais également à préparer la suite de mes aventures. Au programme : des recherches sur Gumtree pour les partenaires de voyage, des recherches de tarif pour les billets d’avion, de bus ou de train quand il faut, quelques infos sur les auberges de ma prochaine destination, etc etc.

Mais bon heureusement je ne fais pas ma geek toute la journée quand je suis en ville, j’en profite également pour visiter bien évidemment.

Ce qui m’amène donc naturellement à vous présenter mes deux dernières étapes en date : Perth et Darwin.

 

Perth

Perth est la capitale du Western Australia et compte plus d’1,5 millions d’habitants. Jolie petite ville au bord de l’océan indien, traversée par la Swan River, et disposant de nombreux espaces verts.

Quelques photos…

La fameuse Swan Bell Tower (qu’on voit sur toutes les cartes postales), clocher moderne qui abrite des cloches londoniennes datant du XIVe siècle.

Après un petit tour au centre-ville, je suis partie pour Kings Parc, un parc dominant la ville.

Quelques marches à grimper…

 

Et un joli point de vue sur la ville :

 

 

 

Darwin

Darwin est la capitale du Northern Territory.et la terre ancestrale des Aborigènes Larrakia, toujours présents. Elle compte aujourd’hui plus de 75000 habitants et est caractérisée par un climat tropical avec une saison sèche et une saison humide. Son histoire a été profondément marquée par la Seconde Guerre Mondiale, car Darwin servait de ligne de front aux alliés et a été la seule ville australienne bombardée. Un malheur en entraînant un autre, en 1974, la nuit de Noël, la ville a été dévastée par le cyclone Tracy.

Aujourd’hui, Darwin est totalement reconstruite, et a les pieds dans l’eau…

 

… pour autant, il ne fait pas bon s’y baigner…

 

Alors ils ont créé un lagon artificiel permettant une baignade en toute sécurité.

 

Et un joli coucher de soleil sur la mer de Timor pour finir…

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Perth -> Darwin – Partie 4

juin 24, 2012

Le Territoire du Nord

  

C’est le 25 mai que nous avons traversé la frontière entre le Western Australia et le Northern Territory.

 

Katherine Gorge

Nous avons fait une pause à Katherine pour profiter à nouveau d’une petite baignade dans des eaux naturellement chaudes.

Après une nuit à Katherine, nous sommes allés au Nitmiluk Nationa Park (Katherine Gorge), parc national détenu par une communauté aborigène et géré conjointement avec l’état.

Le temps nous manquant, nous n’avons fait qu’une courte balade offrant un point de vue sur les gorges.

 

Insuffisant pour appréhender la beauté du parc puisqu’il compte 13 gorges et quelques piscines naturelles où il fait bon se baigner, quand les crocodiles n’y sont pas.

 

Litchfield National Park

Avant de rejoindre Darwin, nous avons passé notre dernière journée à Litchfield National Park. C’est un parc magnifique, peu étendu, une vraie petite oasis de verdure. Donc au programme, des promenades, des cascades, et des baignades !

Une jolie vue sur l’étendue du parc….

 

Les Wangi Falls, site le plus renommé du parc, où on peut se baigner au pied des chutes :

La rivière des Wangi Falls

D’autres petites cascades :

Attendez vous ne voyez pas bien...

 

Je me rapproche !

Et aussi quelques jolis spécimens d’araignées…

 C’est ainsi que s’achève un mois riche en paysages très diversifiés et magnifiques, et aussi riche en terre rouge… Nos pieds s’en souviendront longtemps !

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Perth -> Darwin – Partie 3

juin 21, 2012

 Le Kimberley

 

Après 2 jours de repos et changement de batterie (de la voiture) à Broome, nous avons pris la route pour la région du Kimberley. Le Kimberley est une région qui ne connaît que 2 saisons : une humide d’octobre à mars et une sèche d’avril à septembre. C’est une région reculée composée d’immenses stations d’élévage, de chaînes de montagnes, gorges abruptes, rivières abondantes surtout pendant la saison humide.

 

La célèbre Gibb River Road est une route de 660 kms non goudronnée, qui parcourt la région tout en traversant de nombreuses rivières, une végétation tantôt luxuriante et tantôt aride..

 

Baobab !

 

C’était le plan envisagé lorsque nous avons loué notre « 4×4 » à Perth. Mais toutes les personnes avec qui nous avons discuté nous ont déconseillé de faire cette route avec notre véhicule, d’autant plus qu’il y a une rivière relativement profonde à traverser, impossible car notre « 4×4 » n’est pas suffisamment haut sur roues.

Nous avons donc révisé notre plan pour ne faire que quelques parties de cette route. Christina nous a abandonné à Broome, pour faire un tour organisé dans cette région, car initialement elle tenait absolument à faire cette route.

 

Winjana Gorge

Notre première étape sur la Gibb River Road est Winjana Gorge. Des parois de 100m de haut se dressent au dessus d’une rivière.

 

Une marche longe la rivière et nous permet d’apercevoir quelques crocodiles d’eau douce (les plus « gentils »), notamment le matin vers 8/9h où ils lézardent encore sur la rive avant de rejoindre la fraicheur de l’eau quand le soleil tape trop fort.

 

 

Tunnel Creek

Tunnel Creek est une rivière souterraine sur 800m de longueur que nous pouvons parcourir à pieds, parfois avec de l’eau jusqu’aux fesses.

Il y fait très noir, une bonne torche est donc de rigueur.

C’est une promenade amusante (si l’on omet le signe à l’entrée précisant qu’il peut y avoir quelques crocodiles d’eau douce mais « normalement » ils ne se nourrissent que de petits poissons) et rafraichissante.

 

 

Halls Creek

Après avoir fait un bout de route sur la route goudronnée nous faisons un arrêt à Halls Creek pour visiter quelques unes de ses curiosités « locales » :

China Wall (!)

 

 

Palm Spring (!)

 

El Questro

Nous reprenons la fin de la Gibb River Road, en direction de El Questro, une ancienne station d’élevage de 400 000 ha, aujourd’hui privatisée. On peut toutefois s’y promener et y camper moyennant l’achat d’un permis.

Il y a plusieurs balades à faire dans des gorges avoisinantes.

Nous faisons notre première balade dans Amalia gorge, une très jolie balade le long des gorges, avec quelques passages ardus.

 

Et au bout de la balade nous attend une piscine d’eau douce et cristalline une nouvelle fois.

 

Notre deuxième balade est dans Emma Gorge, même programme avec une jolie piscine qui nous récompense également à la fin et nous rafraichit avant de prendre le chemin du retour.

 

Et quelques locaux pour nous tenir compagnie près de l’eau.

 

Malheureusement nous ne pouvons pas accéder à toutes les gorges des environs, car certaines demandent une traversée de rivière (river crossing ça sonne mieux) un peu trop profonde pour notre van.

Nous en faisons quand même quelques unes, sans encombre :

 

et même Kiki s’essaie au river crossing !

 

Pour se consoler, on se baigne dans des eaux thermales à une trentaine de degrés, au milieu d’une végétation luxuriante :

 

Et on se grille quelques chamallows…

Voilà donc ce que nous aurons vu de la Gibb River Road, et finalement comme un signe nous disant « ça suffit maintenant », nous avons crevé à quelques kilomètres de la fin de la route…

 

 

Mirima National Park et Lake Argyle

Retour sur la route goudronnée, nous nous arrêtons à Kununurra, et au Mirima National Park, où nous nous promenons au milieu de dômes de grès rouge.

 

Après une pause au lac Argyle, immense lac artificiel permettant d’irriguer une bonne partie de la région…

 

… nous quittons le Western Australia, entourés de feux dans le bush…

 

… pour rejoindre le Northern Territory.

 

 

 

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Perth -> Darwin – Partie 2

juin 18, 2012

Cape Range National Park et Karijini National Park 

 

Coral Bay → Cape Range National Park

Avant d’arriver à Coral Bay, nous passons la nuit au bord d’une route, en compagnie de deux autres voitures, avec qui nous faisons un shooting photo, un peu particulier :

Où suis je ?! Ah ah aaaah

 

Photo de famille d'un soir...

 

Mais non vous n'avez pas bu !

Nous faisons halte le lendemain à Coral Bay, réputée pour sa « mini » barrière de corail. En soi, Coral Bay n’a rien de passionnant, c’est une station balnéaire, la « ville » (190 habitants) est exclusivement consacrée aux touristes : boutiques souvenirs et de palmes/masque/tuba se disputent les bouts de trottoir, tandis que 2 campings bordent les accès de la ville. On est malgré tout au milieu de nulle part, car quand nous avons voulu faire le plein, on nous a indiqué qu’il n’y avait plus d’essence mais que le ravitaillement était en route… 

Après un petit tour sur la plage remplie de touristes (comme sur la côte d’Azur, et jusqu’à présent je n’ai pas eu l’habitude de cela en Australie!) et de bateaux de touristes, nous prenons un chemin 4×4 qui nous emmène au Cape Range National Park à une centaine de kms d’ici mais il faut compter 4h de route nous dit on. C’est forcément sans compter sur notre « 4×4 »…

Comme notre « 4×4 » n’a de 4×4 que les 4 roues motrices, on se sent comme de la gélatine dans la voiture, ça bouge de partout, on bondit de nos sièges, le plafonnier de la lumière se casse la figure sur nos têtes, on se doit parfois de tenir les bagages qui sont devant nous pour qu’ils n’atterrissent pas sur nos pieds.

Ce n’est donc vraiment pas une partie de plaisir, et le pire dans tout ça, c’est que la route n’est pas spectaculaire : du bush avec parfois un petit aperçu sur l’océan et des dunes de sable.

 

C’est le dos en compote que nous passons la nuit au milieu de nulle part sur cette route, avec pour seule compagnie un autre 4×4.

Mais quelle nuit ! J’ai en effet assisté pour la première fois de ma vie à un lever de lune (quasiment pleine lune) et c’est absolument magnifique. Nous commençons par apercevoir une lumière rouge qui teinte le ciel puis doucement la surface de la lune apparaît au-dessus de la terre. C’est comme si on l’observait grossie 10 fois au microscope. Ce moment ne dure que quelques minutes, car la lune prend vite son envolée vers le ciel, mais c’est superbe!

En vrai c'est mille fois plus beau

Le lendemain, on se re-métamorphose en gélatine pour les dernières heures de route qui nous séparent de Cape Range NP.

A quelques mètres de l’arrivée et de la tant attendue route goudronnée, il nous faut traverser une petite rivière formée par la marée haute. Nous nous enlisons dans le sable à quelques mètres de ladite rivière, oups.

Nous avons beau creusé, rien ne marche, et la rivière continue de gonfler sous l’effet de la marée, re-oups.

 

Jan part vers le parc national trouver une bonne âme pour nous tracter, quand il revient avec notre sauveur (4×4 n°1), un autre 4×4 arrive de l’autre côté (4×4 n°2). Le 4×4 n°2 prête une sorte de harnais au 4×4 n°1 pour tracter notre « 4×4 » qui passe donc la rivière aisément.

 

C’est donc au final 6 à 8h de route qu’il nous aura fallu pour aller de Coral Bay à Cape Range National Park.

Arrivés sur la route goudronnée, nous discutons quelques instants avec les propriétaires du 4×4 n°2, qui nous déconseillent vivement de faire la Gibb Rover Road, célèbre route 4×4 qui traverse la région du Kimberley. Grosse déception, car c’est principalement pour cette route que nous avons loué un 4×4…

 

Cape Range National Park

Nous avons passé 3 jours dans ce parc national qui possède également une superbe réserve marine, le Nigaloo Marine Park. La région est donc célèbre pour sa petite barrière de corail, petite sœur de la Grande Barrière de Corail à l’est. L’avantage de la petite c’est qu’elle se situe étonnamment près du continent et est donc facilement accessible depuis les plages de Cape Range National Park. Une des attractions rendant la région si célèbre est également le passage de requins baleines venant se nourrir de planctons et petits poissons chaque année à la même période, avec une précision d’horloge.

Nous campons à quelques mètres d’une plage, mais qui ne se prête pas à la plongée palmes/masque/tuba (que nous appellerons désormais snorkeling). Nous passons donc nos deux jours à naviguer entre les différents spots de snorkeling. J’ai donc vu de magnifiques coraux et pleins de jolis poissons blancs, bleus, jaunes, multicolores, et une petite raie manta. Je n’ai malheureusement pas vu de Némo, mais j’en verrai peut être chez la grande sœur.

Mon appareil n’étant pas waterproof, il vous faudra attendre les photos prises avec le jetable acheté pour l’occasion (en espérant que j’ai réussi à viser les poissons!).

Je croise parfois des bancs de centaines de minuscules poissons qui nagent tout près de moi, tellement près que parfois je joue de mes palmes pour m’enfuir (c’est qu’ils sont petits certes mais nombreux ;-)) mais ils sont partout !

 

Coucher de soleil sur l'océan indien

Le jour du départ a sonné, mais pour moi c’est aussi le jour de mon vol en ULM au dessus de ce magnifique parc maritime.

Le temps est parfait, pas besoin de porter de pull ou coupe-vent, direction les airs en débardeur.

Après le survol du canyon où il fait un peu frisquet en raison de l’altitude…

 

… on survole le parc maritime, je ne vous commente pas plus …

 

Et à la fin du vol j’ai même le droit de prendre les commandes !

 

 

Karijini National Park

Après quasiment 2 jours de route, on aperçoit enfin les premiers sommets du parc national de Karijini. La terre est rouge et le contraste avec le vert rendent les sommets violets.

 

Karijini NP est un parc national renommé en Australie, malgré son isolement. Ses gorges profondes abritent des cascades et piscines naturelles spectaculaires.

Un premier point de vue à 100m au dessus des gorges, nous donne la mesure du parc national.

 

On passe quasiment 2 jours dans ce parc.

On fait donc plusieurs balades, tantôt en longeant les gorges …

 

 

… avec parfois quelques passages hasardeux,

 … parfois un peu humides

… tantôt en descendant les gorges pour trouver une piscine naturelle d’eau cristalline, un peu fraîche mais ça fait du bien car le soleil tape fort.

 

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Perth -> Darwin – Partie 1

juin 15, 2012
Perth -> Carnarvon

La partie rouge représente une route 4x4

  

Lancelin et Pinnacles Desert

Nous faisons une première étape à Lancelin, petit village à 130 kms au nord de Perth, pour profiter de ses dunes de sable et nous essayer au sandboarding (surf sur le sable).

Les essais ont été plus ou moins concluants…

Notre terrain de jeu...

Premier essai assis !

 

Deuxième essai debout !

Après cette étape sportive récréative, nous allons nous promener sous un soleil de plomb dans le Pinnacles Desert, célèbre pour ses milliers de formations calcaires pouvant atteindre 5m de haut. Le paysage est en effet assez surprenant.

 

 

 

Kalbarri National Park

Avant de prendre la route pour Kalbarri NP, nous faisons halte à Geraldton, principale ville de la côte du centre-ouest. Nous n’avons pas eu le temps de visiter la ville, seulement sa douche à 3,50$, mais quelle douche! Ma première avec pomme amovible depuis que je suis en Australie…

Après ce petit moment de bonheur simple, nous passons la nuit à Kalbarri National Park. Et nous avons failli y passer un peu plus de temps, car la voiture ne veut plus démarrer au réveil, faute à une batterie de m*** un peu fatiguée, et à la musique que nous avons écoutée la veille… Personne sur le parking, direction la route principale à quelques centaines de mètres, il est 8h, il n’y donc pas foule, mais nous trouvons quand même notre sauveur qui nous glisse avant de partir un « no more dancing party now »… :-).

Nous passons une journée à Kalbarri National Park. C’est malheureusement sous les nuages que nous profitons de ses falaises côtières escarpées et gorges de pierre rouge.

 

 

Hamelin Pool et Shell Beach

Hamelin Pool est une réserve marine abritant des stromatolites : des formations sédimentaires issues de bactéries vieilles de plusieurs milliards d’années, qui ont contribué à la formation de l’atmosphère et à l’apparition d’autres formes de vie. Voilà ce qu’elles ont d’extraordinaire car, à première vue, elles ressemblent à de banals rochers.

Nous y étions à marée haute, ce qui n'est pas le moment idéal pour les observer

Shell Beach est, comme son nom l’indique, une plage entièrement constituée de minuscules coquillages, empilés sur plusieurs mètres d’épaisseur. Sous l’effet de la pluie, ces coquillages peuvent former de solides briques blanches, parfois utilisées pour certaines constructions dans la région.

On en a profité pour aller à la pêche aux coquillages avec Kiki!

 

Shark Bay et François Peron National Park

Shark Bay est classée au Patrimoine Mondial et couvre 1500 kms de côte. Elle est célèbre pour ses falaises rouges surplombant une eau turquoise, mais également pour sa faune marine abondante.

François Peron NP est un parc national situé dans le périmètre de Shark Bay. Ses routes sont entièrement recouvertes de sable rouge qui contrastent naturellement avec le sable blanc de ses plages. 4X4 bien évidemment obligatoire et dégonflage des pneus également obligatoire à l’entrée.

C’est maintenant que nous comprenons que notre « 4×4 » n’a de 4×4 que le nom et le fait que oui les 4 roues peuvent être motrices, mais sinon….

On réussit toutefois à faire le tour du parc sans s’enliser. Et nous pouvons donc profiter des magnifiques paysages qu’offre ce parc national haut en couleur : du rouge des falaises au vert du bush, en passant par le turquoise de l’océan et le blanc du sable.

 

Au terme d’une balade le long des falaises, nous parvenons même à apercevoir une tortue de mer.

 

En repartant, nous rencontrons une famille locale, peu causante mais vraiment trop mignonne.

 

 

Blow Holes

Les blow holes sont des cavités dans la falaise, dans laquelle la mer s’engouffre et ressort sous forme de puissants jets, un peu comme des geysers. C’est très impressionnant, surtout quand on ne s’y attend pas !

 

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Perth -> Darwin – Introduction

juin 12, 2012

Le 1er mai, j’ai donc pris la route pour Darwin, en longeant toute la côte ouest de l’Australie.

Voici la route effectuée :

Et oui longue route effectuée!

Le voyage a duré 4 semaines, et je vais donc vous le raconter semaine par semaine (ou presque), avec beaucoup de photos, car j’en ai vraiment pris plein les yeux pendant ce voyage.

  • Semaine 1. de Perth à Carnarvon
  • Semaine 2. Cape Range NP et Karijini NP
  • Semaine 3. Le Kimberley
  • Semaine 4. Le Territoire du Nord

Après de longues recherches à Perth, j’ai finalement pris la route avec 4 compagnons de voyage : Christina (Allemagne, 23 ans), Olivia (Allemagne, 20 ans), Jan (Suisse allemande, 25 ans) et Dan (Angleterre, 22 ans).

Nous avons loué un campervan 4×4 (si si ça existe), car certains endroits de la côte ouest ne sont accessibles qu’en 4×4, et notamment la région du Kimberley.

Voici l’équipe et le campervan « 4×4 » :

De gauche à droite : Jan, Christina, Olivia, Dan et moi

 

 

 

 

 

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Adélaïde -> Perth – Spéciale Kiki

juin 8, 2012

Kiki s’étant à nouveau trouvé un copain, il a pu faire plein de choses, et mérite donc son article.

Kiki s’est un peu ennuyé la première semaine sans Glooby, mais s’est beaucoup amusé après l’avoir retrouvé. Au programme, des jeux, des jeux et encore des jeux.

On discute un peu, on fait connaissance

 

On joue dans un train

 

On a fait du tobbogan

 

Et même de l'escalade !

 

Et un nouveau copain !

 
 

 

 

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Adélaïde -> Perth – Partie 3

juin 7, 2012

 

Jour 9 : Norseman – Esperance

2 petites heures de route seulement nous séparent d’Esperance et de l’Océan Austral.

Après tous les ravitaillements de rigueur après la traversée du désert, nous nous rendons à Cape Legrand National Park à 60 kms d’Esperance.

Campement à 2 pas de la plage, mais ai-je besoin de le préciser maintenant? :-)

Au programme pendant 2 jours : repos, balades et baignade dans eau turquoise.

 

 

Jour 10 : Cape Legrand National Park

Le matin, plage et baignade pour les filles …

 

… Rencontre de nouveaux amis …

 

… Pendant que les garçons vont à la pêche !

Et comme tout cliché qui se respecte, les garçons nous ont donc ramené du poisson pour le déjeuner ! Pas moins de 6 poissons dont 5 bons à manger.

Et ce sont les garçons qui cuisinent bien entendu !

Après ce délicieux déjeuner, nous partons avec Hook faire le tour du parc :

Eau turquoise...

 

Plage paradisiaque...

 

Un peu de verdure...

 

French Peakman

 

 
Et nous achevons cette magnifique journée par une ballade en 4×4 sur la plage.

 

 

Jour 11 : Esperance – Albany

Réveil sous la pluie qui est prévue pour les 2 ou 3 jours à venir. Nous serions bien restés un ou deux jours de plus dans ce cadre paradisiaque, mais cette pluie annoncée pour rester nous incite à lever les voiles, à regret.

C’est à nouveau une longue journée de route que nous faisons jusqu’à Albany, où nous arrivons en fin de journée, sous un ciel encore nuageux.

Ou quand la route est trop longue...

 

Jour 12 : Albany

Réveil à 6h sous la pluie à nouveau.

Après un petit tour touristique de la ville et point de vue sur les environs…

 

… Nous allons à Torndirrup National Park à 10 kms de la ville.

Joli parc national, malgré les nuages qui nous accompagnent toute la journée :

 

Le temps mitigé et le réveil à 6h rend les troupes un peu mollassonnes.

La pluie de ces deux derniers jours a même eu raison de Will et de Julie qui préfèrent dormir au chaud et au sec dans une auberge.

C’est donc entre français que nous passons la nuit dans un parc national à 40 kms de la ville.

La pluie est de la partie, mais Romain et Daniel sont équipés comme des pros, et nous passons une excellente soirée mouillée.

Et j'ai même le droit à une tente Queshua des garçons ce soir, bien plus étanche que ma tente à 15$!

 

Jour 13 : Albany – Augusta

Aujourd’hui je change de voiture pour les derniers jours du voyage. Hook a en effet décidé de filer droit sur Perth par les terres en raison du temps mitigé.

Charlie, lui, préfère longer la côte, ce n’est pas une petite pluie qui lui fait peur. Moi non plus, je dis donc à bientôt à Hook et part rejoindre Charlie et ses drôles de dame. Ce qui fait le bonheur de Kiki qui va donc passer des journées entières avec Glooby.

Journée sur la route pour se rapprocher d’Augusta d’où part une route touristique qui remonte jusqu’à Yallingup en passant par Margaret River.

On a perdu nos cuistots, notre installation de pros, et il pleut ce soir, c’est donc soirée dans le van, jeux de carte, vache qui rit et Shiraz australien !

 

 Jour 14 : Augusta – Perth

Pour être tout à fait honnête, nous nous sommes un peu plantées sur notre trajet ce jour là, et n’avons pas vraiment profité des jolis points de vue sur l’Océan Indien qu’offre Margaret River.

Nous avons compensé ce petit raté par des dégustations de vin de la région de Margaret River et de chocolat le long du trajet.

Une partie de la Charlie's team

Nous sommes arrivées à Perth dans la soirée et avons ainsi achevé 2 superbes semaines de road trip entre bush et océan austral.

 

 

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Adélaïde -> Perth – Partie 2

juin 3, 2012

 

Jour 6 : Ceduna – quelque part dans la plaine de Nullarbor.

Aujourd’hui nous entamons notre traversée de la plaine de Nullarbor (mot dérivé du latin signifiant sans arbres).

 

Donc la plupart du temps, la route c’était ça :

Avec parfois quelques panneaux qui méritent un arrêt :

Nous n'avons malheureusement pas croisé de dromadaire...

Parfois on réussit à s’échapper du bush pour retrouver l’océan le temps d’un déjeuner.

Mais on retrouve vite le bush, et pire on s’y enfonce : nous prenons en effet un chemin 4×4 perpendiculaire à la route principale pour trouver un autre chemin 4×4 parallèle à la route principale (vous suivez?)

 

C’est ici, au milieu de nulle part que se situe notre campement pour la nuit. Deux, trois autres 4×4 se partagent l’espace avec une colonie de voitures abandonnées, et même une (très) vieille station essence.

 

C’est sous un ciel magnifique que nous montons les tentes,

 et autour d’un feu que nous dégustons un petit sâlé lentilles, comme à la maison ou presque…

 

Et c’est finalement sous un ciel rempli d’étoiles et au son des hurlements des dingos que nous passons la nuit.

Je trouve l’endroit magique, au milieu de nulle part, pas une route goudronnée à 20 kilomètres à la ronde, pas de ville à l’horizon non plus, juste du bush, des dingos, des souris et quelques campeurs. C’est presque un peu angoissant, et ça renforce le côté féérique.

 

Jour 7 : South Australia – Western Australia

Au réveil à 7h du matin, je suis encore émerveillée par le paysage qui m’entoure : le bush est cette fois çi entièrement nappé de brouillard, rendant l’atmosphère mystérieuse et magique une nouvelle fois.

 

Il ne faut cependant pas très longtemps au soleil pour percer et brûler nos peaux.

 

Et malheureusement avec lui, ce sont les mouches qui reviennent également. C’est insupportable : elles veulent entrer dans le moindre orifice : bouche, nez, oeil, oreille, PAR-TOUT, et c’est par dizaines qu’elles voltigent autour de chacun de nous.

Nous repartons sur la route goudronnnée en direction de la frontière avec le Western Australia.

 

A nouveau, nous abandonnons quelques pommes de terre, oignons, miel, mais cette fois çi, il y a un vrai contrôle.

Nous gagnons donc 1h30 sur notre journée en passant cette frontière, et nous sommes à 17 204 kms de Paris !

 

Après une petite escale en bord de mer…

 

… nous nous arrêtons en bord de route pour monter notre campement et nous ne tardons pas à être rejoints par Charlie – qui a ressuscité grâce à un moteur tout neuf – 4 de ses drôles de dames et Glooby bien sûr, pour le plus grand bonheur de Kiki !

 

Jour 8 : Fin de la traversée de la Plaine de Nullarbor

Nous achevons notre traversée du désert :

 

à Norseman, bled pommé au milieu de nulle part.

Longue journée de route, qui s’achève au bord d’un feu avec au menu, pommes de terre en robe des champs et entrecôte, le tout cuit sur les braises, accompagnés d’un chuttney d’oignons, oui messieurs dames !

 

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Adélaïde -> Perth – Partie 1

mai 29, 2012

 

 

Jour 1 : Adélaïde – Port Augusta

Hook vient donc me chercher à mon auberge le 9 avril pour prendre la route direction Perth. Durée envisagée : 14 jours.

Nous rejoignons Charlie et ses drôles de dame, qui voyagent en compagnie de Hook depuis plusieurs semaines maintenant.

Toute l’équipe est donc maintenant au complet, Hook prend la tête et Charlie nous suit.

Quelques kilomètres après Port Adélaïde, plus de Charlie dans le rétroviseur, donc demi-tour.

Nous retrouvons Charlie sur le bord de la route. Il ronchonne un peu n’ayant pas eu sa ration d’huile ce matin. Romain et Daniel lui donne donc son petit déjeuner, mais un peu trop tard, et après quelques kilomètres, Charlie finit pas s’arrêter complètement et ne plus repartir. Après quelques tentatives infructueuses de Romain et Daniel pour le faire repartir, Hook reprend la route et laisse derrière lui Charlie et ses drôles de dames.

Nous continuons notre route jusqu’à Port Augusta – que certains surnomment carrefour de l’Australie, car les trains et les routes passent par Port Augusta en direction de l’ouest (Perth), de l’est (Sydney) et du nord (Darwin) – et c’est également la dernière ville avant le désert – mais ce n’est pas là que nous allons.

Nous nous arrêtons dans un camping au milieu de nulle part pour passer notre première nuit, plutôt venteuse.

Au menu ce soir : noodles?! Et non !! Poulet, pommes de terre revenues à la poêle avec huile d’olive, ail et oignons, yummy! Comme ils disent ici. Daniel et Romain étaient en effet cuisiniers en France, donc pour eux les noodles c’est péché.

Donc cette fois çi la gastronomie sera également du voyage!

 

Jour 2 : Port Augusta – Port Lincoln

Nous attaquons la route direction Port Lincoln, afin de longer toute la côte de l’océan austral.

Nous nous arrêtons à Whyalla, grand centre métallurgique, également doté de raffineries de pétrole et de gaz. C’est assez surprenant le contraste entre toutes ces industries et l’eau turquoise qui les entourent.

Nous déjeunons au bout d’une jetée, face à la mer :

Plus sympa qu'une aire d'autoroute, n'est ce pas?!

Après quelques heures de route au milieu de plaines désertes à perte de vue, nous atteignons Port Lincoln, capitale mondiale du thon. Les thons sont « parqués » dans des bassins en pleine mer avant d’être exportés partout dans le monde.

Nous allons passer la nuit dans le Port Lincoln National Park, à quelques kilomètres de la ville.

Nous installons notre campement, à 50 mètres de la page. Je peux même presque dire comme d’hab maintenant ! :-) Mais je ne m’en lasse pas !

 

 

 

Jour 3 : Port Lincoln – Ceduna Port Lincoln

Lever à 7h30 et nos voisins sont nombreux et déjà très actifs : quand j’ouvre ma tente un kangourou se trouve à 2 mètres de moi, en quête d’un petit déjeuner gratos, quelques minutes plus tard, ce sont deux perroquets tout verts puis d’autres blancs et rouges venus nous faire un brin de causette et finalement quelques émeus faisant leur jogging matinal.

 

Pendant que je fais connaissance avec tous nos voisins, Daniel et Romain sont quant à eux partis à la pêche aux coquillages. Ils ont ramassé une quinzaine de quasi coquilles Saint Jacques (coquilles plus grandes, et chair un peu plus raide), et 2 véritables coquilles Saint Jacques (même si le corail est violet).

 Il les cuisinent aussitôt nous préparant ainsi un excellent goûter de 11h.

 Il est temps de reprendre la route direction Ceduna. C’était le plan de départ, mais c’était sans compter sur les caprices de Hook qui s’arrête 80 kms après Port Lincoln.

Par chance, nous avons du réseau pour appeler l’assistance. Elle nous indique que le garage agréé le plus proche est à Port Lincoln, mais comme nous sommes à plus de 30 kms de la ville, ils nous factureront 3$ par kilomètre supplémentaire, uniquement pour venir diagnostiquer la voiture…

Nous choisissons l’alternative : trouver un gentil australien avec un joli 4×4 qui marche bien pour nous tracter jusqu’à Port Lincoln.

 A Port Lincoln, le verdict tombe – sans appel : il faut changer la pompe à eau. Direction le garage le plus proche pour se procurer la pièce. Et parfois le hasard fait bien les choses.

Nous tombons sur John, qui, 1.accepte de commander la pièce pour le lendemain et de prêter ses outils aux garçons pour qu’ils puissent eux même changer la pièce dans l’arrière cour de son garage et 2. nous met à disposition un hangar pour passer la nuit, mais aussi douche chaude et toilettes !

 

Nous faisons également la connaissance de Jack, le chien de garde, qui, nous dit John, peut aboyer dans la nuit si quelques Aborigènes viennent à traîner dans le coin.

Petite parenthèse : sortis des grandes villes, nous croisons malheureusement régulièrement de nombreux Aborigènes complètement défoncés à longueur de journée. J’espère en apprendre plus dans le Northern Territory sur l’histoire des Aborigènes en Australie – et compléter ainsi mes lectures des différents guides de voyage.

Pourquoi ce genre de détail? Forcément parce qu’à 3h du matin, Jack s’est mis à aboyer, les lumières automatiques se sont déclenchées, et nous avons entendu « crouich, crouich » dans les graviers.

Les garçons sont finalement sortis de la tente (oui moi je restais bien au chaud dans mon duvet…) pour ne rien constater : probablement une souris qui voulait jouer avec Jack et des lumières un peu trop sensibles…

 

Jour 4 – Port Lincoln

Lever aux aurores afin de démonter les tentes avant l’ouverture du garage à 8h. Romain et Daniel se mettent aussitôt au boulot, pendant que Will, Julie et moi allons flâner dans Port Lincoln.

A 14h, Hook ronronne parfaitement et les garçons sont un peu sales.

Au moment de remercier chaleureusement John et sa famille, ils nous proposent de venir camper chez eux le soir même. Nous acceptons bien volontiers l’invitation et partons donc installer nos tentes dans leur jardin.

 

Ils habitent dans une grande propriété à l’extérieur de la ville, ils ont quelques vaches et moutons, un terrain de tennis, une piscine et … non je vous le dirai plus tard.

Quelques minutes plus tard, c’est un couple d’allemands qui bénéficie également de la générosité de John et de sa famille et qui vient partager la soirée avec nous.

Pendant que les garçons font un tennis, John nous fait visiter sa maison et nous met très à l’aise, en toute simplicité : « faîtes comme chez vous » est le mot d’ordre.

Après cela, Luke, le fils de 21 ans, nous emmène dans la nuit pour une surprise. « Ne portez pas de tongues » est le seul indice. Nous le suivons donc docilement jusqu’à un trampoline géant construit entre les arbres !

 

Après cette belle soirée et toutes ces émotions, tout le monde part se coucher.

 

Jour 5 : Port Lincoln – Ceduna

Quand nous nous levons, toute la famille est déjà partie, mais ils nous ont laissé la maison ouverte, avec les douches chaudes, etc.

Sur les bons conseils de John, nous partons pour Coffin Bay

 

… pour pique niquer sur la plage.

John et ses amis sont quelque part sur un bateau en train de pêcher des langoustes. Daniel, lui part pêcher au harpon et ramène un poisson. Avant d’être certains qu’il est bon à manger, nous nous satisfaisons d’une salade de pâtes.

Après ce déjeuner dans un cadre paradisiaque, nous allons sur des dunes de sable. A pieds car Hook est un peu trop chargé pour prendre le risque d’y aller avec lui.

 

 

On laisse Hook …
… pour aller ici!

 

Avant de quitter Coffin Bay, John nous appelle pour savoir si nous voulons déguster quelques langoustes ce soir – il en a pêché plus que le quota autorisé par personne – et camper avec eux.

Malheureusement les garçons ne veulent pas rester une nuit supplémentaire car nous avons déjà « perdu » 1 jour avec les réparations de Hook. Si ça n’avait tenu qu’à moi, je serais bien évidemment restée. Voilà un des inconvénients de ne pas être maître de son véhicule.

J’en profite pour ouvrir une deuxième petite parenthèse. Avant de partir, mon projet était d’acheter mon propre van. Quand je vois les ennuis rencontrés par Charlie et Hook (qui ont tous les deux connu plusieurs cessions de réparations diverses et variées), l’argent que ça a coûté aux heureux propriétaires et l’inconnue de la revente, je ne suis pas mécontente finalement de ne pas avoir acheté de van, même si parfois je ne fais pas exactement ce que je voudrais faire. Fermeture de la parenthèse.

Une chose est sûre, la rencontre avec John et sa famille a été extraordinaire : des gens simples, accueillants et plus que généreux. J’ai entendu beaucoup d’histoires similaires en Australie, où après quelques mots échangés sur un bout de trottoir, il n’est pas rare de se voir proposer l’hospitalité, une belle caractéristique des Australiens. C’est formidable et encore plus quand on le vit.

Nous avons donc repris la route et sommes arrivés à Ceduna dans la soirée, où nous avons dégusté le poisson péché par Dan (après avoir eu confirmation qu’il était bon à manger).

 

 

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Adélaïde -> Perth – Introduction

mai 28, 2012

 Ndlr : La rédaction prie ses lecteurs de bien vouloir l’excuser pour le retard accumulé dans la publication des articles.

 

Le 9 avril, j’ai donc pris la route, direction Perth, en longeant toute la côte sud de l’Australie.

Voici la route effectuée :

Je vais partager cet article en trois parties :

  1. La péninsule d’Eyre, de Adélaïde à Ceduna
  2. La plaine de Nullarbor
  3. La côte sud d’Esperance à Perth

J’ai pris place à bord de Hook, le 4×4 appartenant à Daniel (28 ans), et Romain (25 ans), deux français qui ont recruté 3 partenaires de voyage : Will (20 ans) et Julie (28 ans), deux allemands, et moi.

Voici l’équipe :

 

Une autre équipe, 100% française, nous suit de près (enfin pas toujours, mais vous comprendrez bientôt) : il s’agit de Charlie, un van appartenant à Maureen, qui voyage elle-même avec quatre copines : Elsa, Aurélie, Sophie et Oriane.

Oups je n'ai pas de photo de l'équipe complète...

Et nous avons également à bord 2 enfants : Kiki – que je ne vous présente plus bien sûr – et Glooby qui voyage avec Charlie.

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HelpExchange

avril 30, 2012

1. Wirrabara Forest 

Sitôt arrivée à Adélaïde après 10 jours sur la route, je suis partie au nord d’Adélaïde pour une dizaine de jours de HelpExchange.

Petit rappel, le HelpExchange ou HelpX pour les intimes, c’est quoi? Un site qui recense un certain nombre de fermes organiques, fermes non organiques, hôtels, etc qui proposent le logement et les repas gratuits en contrepartie de quelques heures de travail par jour. L’objectif est avant tout de partager la vie au quotidien de ces personnes, enfin normalement c’est un des grands principes.

Le Wwoofing répond aux mêmes principes mais recense uniquement des fermes organiques et dans un livre et non sur un site internet.

Je me suis donc inscrite sur le site du HelpX, notamment pour ne pas avoir un nouveau bouquin à porter dans mes bagages !

Mais c’est finalement une ferme organique que j’ai choisie, qui produit toutes sortes de fruits à noyaux : pêches, brugnons, prunes, abricots.

C’est donc le 23 mars que j’ai fait la connaissance de Paul et Denise et de leurs enfants, Renae (12 ans) et Raymond (15 ans).

 

Je fais également la connaissance de Juhee et Tomoko, deux wwofeuses présentes depuis un mois dans la ferme, venant respectivement de Corée du Sud et du Japon. Le soir même, elles me préviennent que c’est une ferme « very busy », traduire beaucoup de travail à effectuer…

Heureusement, deux jours plus tard ce sont Kayla (Royaume Uni) et Amélie (France) qui rejoignent la ferme, ce qui permet de répartir un peu plus la charge de travail, et puis plus on est de fous, plus on rit !

Voici l’équipe de wwofeuses/helpeuse :

Et en effet, on a beaucoup travaillé et on a beaucoup ri …

 Les journées passent et se ressemblent :

  • début du travail vers 7h30/8h,
  • balayer la véranda, étendre le linge, cueillir les fruits (et se débattre avec les milliers de mille pattes qui rôdent autour), les haricots, etc

 

  • petit déjeuner après 1/2h à 1h de travail, la bonne nouvelle c’est que c’est petit déjeuner au muesli fait avec les fruits séchés maison, fruits frais maison et yaourt maison, miam
  • couper les pêches pour les faire sécher dans le « solar dryer », et au passage en grignoter quelques unes (re-miam)

 

  • empaqueter et étiqueter les fruits secs et au passage en grignoter quelques uns aussi (re-re-miam)

 

  • Désherber les différents jardins et se faire piquer par les fourmis
  • vers 13h30, préparer le déjeuner, et faire la vaisselle,

Notre temps libre démarre donc vers 15h, et on le passe, le plus souvent, à se reposer… Nous avons quand même pris le temps de se balader dans les environs à vélo :

 

Puis quand c’est notre tour de cuisiner le dîner, on redémarre à 18h30. Avec Amélie, nous leur avons préparé des oeufs à la coques (qui ont reçu un accueil très mitigé au départ « le jaune n’est pas cuit, beuuurk », mais qui finalement se sont bien laissés manger), une salade de pommes de terre et des crêpes en dessert bien sûr, et on fait la vaisselle.

Et ensuite on va se coucher : la première semaine j’ai eu le droit à la chambre parentale du cottage et pour la dernière semaine, j’ai emménagé dans la caravane :

Nous avons aussi eu le droit à quelques tâches exceptionnelles… :

  • nettoyer le poulailler, en essayant de ne pas se faire pincer par les oies
  • enlever toutes les toiles d’araignées des murs extérieurs de la maison, chaises de jardin, barbecue, etc etc. Ce qui a été l’occasion de voir ma première redback, la fameuse araignée mortelle d’Australie

    Et oui c'est tout petit!

  • peinture des poteaux de la véranda

- participer à un marché (ou plutôt une foire estivale) où nous avons vendu les différentes productions de la famille (fruits, fruits séchés, confitures, beurre de citron → mmmm un régal, miel).

Pour la famille, les wwoofeurs/helpers, c’est avant tout de la main d’oeuvre : une vraie petite entreprise organisée et gérée par Denise, qui, chaque jour notait sur un tableau les tâches de la journée…

Les quelques fois où Denise nous a proposé de partager le quotidien de l’école primaire de Renae (cours de cuisine et de jardinage), elle demandait en retour de travailler l’après-midi pour rattraper le temps pris le matin à l’école… Toutefois, après une petite rébellion de Juhee (qui a refusé de participer au cours de cuisine car elle ne voulait pas avoir à travailler l’après midi), elle nous a finalement proposé de participer « gratuitement » au cours de jardinage (enfin presque gratuitement, car il a fallu que nous commencions à 7h30 ce matin là et non à 8h…).

L’école primaire de Wirrabara compte 22 élèves, répartis en 2 classes. Ils ont une très belle et grande école, et très bien équipée (matériel informatique, une grande cour, un jardin, etc). Ils bénéficient d’un cours de cuisine et d’un cours de jardinage hebdomadaire. Les légumes sont déposés devant l’école, les parents peuvent se servir et le prix est libre. Nous avons donc dégustés les concombres de l’école !

Le jardin de l'école

Les élèves ont tous l’air épanouis, et on les comprend, car ils bénéficient de très bonnes conditions d’apprentissage, grâce notamment à la directrice de l’école, présente depuis plusieurs années et qui a redynamisé cette école communale, à tel point que certaines familles préfèrent cette école à une plus grande située à quelques kilomètres de là.

C’était très sympa de partager le quotidien de ces enfants, mais malgré tout cette récréation durement acquise m’a laissé un goût amer dans la bouche.

Avec les autres wwoofeuses, j’ai vraiment passé de bons moments.

 

J’ai toutefois regretté le manque de partage avec la famille, première chose que j’étais venue chercher en faisant du wwoofing/helpX.

 

2. Barossa Valley

 Ma deuxième (courte) expérience a été radicalement différente.

Cette fois çi c’est dans la Barossa Valley, proche d’Adélaïde, que je suis allée passer quelques jours, chez Sabine, propriétaire d’un petit vignoble.

Je suis arrivée le dernier jour des vendanges. J’ai rejoint une équipe de 6 autres helpers.

Le premier soir où je suis arrivée, Sabine nous a emmenés dans un bar à vins avec de la musique live. Elle nous a offert sa tournée (radicalement différent, je vous avais dit).

Le lendemain, journée off, tout commence bien pour moi !

J’en profite pour partir à la découverte des environs, la région est vraiment très jolie.

 

Je suis restée deux jours de plus, durant lesquels je n’ai eu qu’à nettoyer la voiture, et cuisiner 2 repas.

Le dernier jour, nous sommes tous allés à un festival de musique en plein air dans un vignoble, où nous avons passé un très bon moment.

 

La situation était un peu exceptionnelle, Sabine ayant 7 helpers, alors même que 3 lui suffisaient. Mais au-delà du fait que je n’ai quasiment pas eu à travailler, Sabine – qui était certes un personnage atypique – passait du temps avec nous, indépendamment du travail, elle aimait tout simplement discuter et partager.

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Melbourne -> Adélaïde – Partie 3

avril 25, 2012

 Mount Gambier et la Coonawarra Valley

 Résumé des épisodes précédents

Le 13 mars, Lisan (Hollande), Eva (Allemagne) et moi avons donc pris la route depuis Melbourne pour Adélaïde.

Nous avons passé nos six premiers jours sur la Great Ocean Road jusqu’à Warrnambool. Puis de Warrnambool, nous avons rejoint le parc national des Grampians pour deux petits jours. Et je vous avais abandonné ici.

Depuis les Grampians, nous avons donc pris la route pour Mount Gambier, où nous sommes restées une nuit avant de rejoindre Adélaïde, en passant par la région viticole de la Coonawarra Valley.

 

Jour 9 : Grampians – Mount Gambier

Notre dernière nuit dans les Grampians s’est achevée sur une pluie battante. La pluie ne semble pas vouloir s’arrêter et Eva a un bon demi litre d’eau qui flotte dans sa tente. Donc à 7h30, nous plions nos tentes trempées (mais on commence à avoir l’habitude!), et on revient sur Halls Gap. La pluie cesse et nous pouvons petit déjeuner au sec.

Les yeux encore tout endormis et les vêtements encore tout humides, nous prenons la route direction Mount Gambier.

Après la sortie du parc, c’est à nouveau de grandes plaines à perte de vue que nous traversons.

 

Et nous arrivons à la frontière entre le Victoria et le South Australia. Pas de chien pour nous renifler ici (si si rappelez vous le chien à l’aéroport d’Hobart en Tasmanie), pour autant, les fruits et légumes frais en provenance d’autres états sont ici aussi prohibés (il est en fait interdit de transporter fruits, légumes, etc entre les états, afin de ne pas faire voyager d’éventuelles bébêtes).

 Comme nous sommes dociles, nous jetons – à contre coeur – les quelques fruits et légumes que nous détenons (après en avoir mangé quelques uns quand même devant ce beau container).

Nous entrons donc dans le South Australia, qui est donc le 3e état dans lequel je pénètre en Australie.

Au final, pas de chien, ni de contrôle, mais on a respecté les réglementations à la lettre. C’est donc le coffre vide de produits frais (mais rempli de noodles) que nous arrivons à Mount Gambier.

Après avoir installé nos tentes au camping (payant cette fois) pour qu’elles sèchent, nous partons direction le Blue Lake (Lac bleu), principal attrait de Mount Gambier.

La ville est en effet installée à coté d’un volcan éteint.

Le lac de 75m de profondeur et de 5 kms de circonférence est une immense réserve d’eau potable.

Il prend une teinte d’un bleu éclatant durant l’été, avant de reprendre une teinte grisâtre à partir de fin mars/début avril. Nous n’avons donc pas la chance de voir le lac sous son meilleur jour, et je dois donc avouer qu’il n’avait rien d’extraordinaire…

 

Nous avons poursuivi notre route jusqu’à un autre lac, plutôt vert celui-ci, et avec un joli point de vue sur les environs de Mount Gambier.

 

Après ce petit tour rapide de Mount Gambier, nous y avons passé la nuit – au sec – avant de repartir le lendemain pour notre avant dernier jour de road trip.

 

Jour 10 : Mount Gambier – Adélaïde / Coonawarra Valley

Après Mount Gambier, nous avons repris la route vers le nord, direction la Coonawarra valley, réputée pour ses vignobles.

Les vignobles se situent essentiellement entre Penola et Naracoorte. Une vingtaine de vignobles se serrent les coudes sur ce petit périmètre de 13 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large. La région est particulièrement réputée pour ses vins rouges et notamment pour son cabernet sauvignon.

 

 Nous avons donc été obligées d’en sélectionner quelques uns sous peine de ne pas pouvoir rendre la voiture à temps le lendemain …

Voilà donc les domaines que nous avons visités :Balnaves of Coonawarra, Majella Wines, Zema Estate, Penley Estate, Rymill Coonawarra.

Nous avons donc principalement dégusté des vins rouges (cabernet sauvignon, sirah, pinot noir) et quelques vins blancs (riesling, chardonnay).

Nous avons également dégusté (et découvert) un vin rouge pétillant sur le domaine de Majella, très réputé. Non non ne criez pas au scandale, c’était vraiment très bon, doux et sucré !

Et la bonne nouvelle de la journée, c’est que ce n’était pas mon tour de conduire !! Pas de chance pour Lisan qui a donc dû se restreindre sur les dégustations, mais un grand merci à elle !

Les dégustations ont pris du temps, car à chaque fois, nous avons dégusté 3 à 4 vins et discuté avec les personnes du vignoble. Et nous avons pu observer également les entrepôts de fabrication du vin.

 

 

Après cette agréable visite, qui manquait certes de fromage…, nous avons repris la route direction Murray Bridge à 1h d’Adélaïde où nous envisageons de passer notre dernière nuit.

Les visites de vignoble ayant pris un peu de temps, comme je le disais, c’est vers 20h que nous arrivons dans cette ville. En ville il n’y a bien évidemment pas de camping gratuit, et à 20h toutes les réceptions des campings payants sont fermées. Nous trouvons quand même quelques personnes à la réception du premier camping où nous allons, mais on nous annonce un tarif exorbitant pour 3 tentes, et nous rebroussons donc chemin.

Nous cherchons un camping indiqué sur la carte, que nous ne trouverons jamais, allons à un autre camping fermé, et appelons encore un autre, qui répond mais qui est quand même fermé et ne peut pas nous aider.

Bien, direction donc la seule et unique auberge de jeunesse de la ville – à contre coeur, car nous voulions toutes passer la dernière nuit dans nos tentes (malgré une petite pluie fine – je vous l’avais dit, elles ont adoré finalement !).

Arrivées à l’auberge, on voit un panneau « à vendre »… finalement ce n’est pas encore vendu et c’est encore opérationnel, mais… complet !

Cette fois çi on a fait le tour des hébergements de cette ville peu hospitalière, nous décidons donc de continuer jusqu’à Adélaïde, où nous trouverons bien une auberge pour nous accueillir.

C’est donc vers 22h et des poussières que nous arrivons à Adélaïde, direction une auberge. Et toutes malheureuses que nous sommes de ne pas pouvoir (i) profiter de notre dernière nuit en camping et (ii) boire tranquillement la bouteille de vin rouge pétillant achetée dans la Coonawarra Valley, nous décidons de nous offrir une chambre rien que pour toutes les trois.

 

C’est donc à minuit que nous dînons nos noodles agrémentées du vin rouge pétillant du vignoble de Majella : miam !

 Et c’est ainsi que s’achève encore un très bon road trip : des « compagnonnes » de voyage très sympas, de magnifiques paysages, et du bon vin!

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Melbourne -> Adélaïde – Partie 2

avril 7, 2012

 Grampians National Park

 Je vous ai donc laissé à Warrnambool lors de mon dernier article, à la fin de la Great Ocean Road.

Après être restées une nuit à Warrnambool, nous avons donc pris la route, direction les Grampians, parc national remarquable du Victoria.

Voici la (courte) route effectuée :

 

Jour 7 : Warrnambool – Halls Gap

Après avoir quitté l’océan, nous traversons d’immenses plaines désertes, avant d’apercevoir les premiers sommets des Grampians.

 

Arrivées à Dunkeld au sud des Grampians, nous avons poursuivi notre route jusqu’à Halls Gap, une superbe route sinueuse au milieu du parc national très verdoyant.

 

Nous sommes arrivées en fin d’après midi, et avons été chaleureusement accueillies par une communauté de kangourous. Nous avons en effet appris que les wallabies se promenaient souvent tout seul ou à 2/3, tandis que les kangourous sont en meute. Donc c’était probablement mes premiers kangourous, car c’était la première fois que j’en voyais autant d’un seul coup !

 

Puis nous avons installé nos tentes sur notre campement, au beau milieu de la forêt.

 

 Jour 8 : Grampians National Park

Départ dans la matinée pour le Wonderland Lookout. Une randonnée de 2/3h qui nous mène au sommet d’un pic de grès (The Pinnacle) offrant une vue plongeante sur la vallée.

La randonnée démarre par la remontée du Grand Canyon (oui oui, ici aussi il y en a un). Nous traversons donc ces gorges, le sentier est aménagé à même les rochers avec parfois quelques escaliers très pentus.

Le canyon est très joli, certes moins impressionnant que son homonyme …

 

En haut du canyon, nous continuons lentement notre ascension : devant nous des pics de grès …

 

… derrière nous quelques uns des sommets du parc.

 

Notre chemin se poursuit parfois sur des sentiers tout aménagés …

 

… parfois à même les rochers.

 

En arrivant au Pinnacle, nous commençons à apercevoir la vallée qui s’étend devant nous.

 

Puis nous apercevons le fameux Pinnacle qui nous attend :

 

Et enfin une vue époustouflante sur la vallée :

 

En repartant du Pinnacle, les guides conseillent de marcher sur une étroite corniche : « the nerve test » (le test des nerfs). J’ai tenté mais je me suis arrêtée bien vite car l’étroite corniche était vraiment très étroite.

 

Kiki s’est également essayé à l’escalade, puisque le parc des Grampians est réputé pour ses spots d’escalade.

 

Après cette belle balade et une pause déjeuner bien méritée, nous repartons sur la Mount Victoria Road, une route touristique du parc qui propose de nombreux points de vue, notamment le Reed Lookout :

 

Direction ensuite les McKenzie Falls. 2 randonnées s’offrent à nous : une première qui descend au pied des chutes, mais avec beaucoup de mises en garde sur la difficulté du sentier, et une seconde facile qui mène à un point de vue sur les chutes.

Eva et moi décidons de faire la première, tandis que Lisan fait la deuxième. En fait de sentier très pentu et très dur, nous trouvons des escaliers …

 

… certes pentus, mais vraiment très praticables. Ils nous mènent donc tout droit au pied des McKenzie Falls :

 

Puis nous faisons un détour par une autre cascade, dont j’ai oublié le nom…

 

Puis nous rentrons à notre campement, où nous célébrons notre dernière nuit dans les Grampians.

 

Nous avons été chanceuses, puisque le soleil nous a accompagné, mais malheureusement nous n’aurons passé qu’une journée entière dans ce superbe parc national, qui en aurait mérité quelques unes supplémentaires.

 

 

 

 

 

 

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Melbourne -> Adélaïde – Partie 1

avril 3, 2012

La Great Ocean Road 

La Great Ocean Road est une route d’environ 250 / 300 kilomètres qui longe l’océan entre Torquay et Warrnambool. La route a été construite entre 1918 et 1932 en hommage aux soldats de la première guerre mondiale.

Voici la route effectuée :

 

Jour 1 : Melbourne – Torquay

Départ de Melbourne le 13 mars dans la matinée, aucune d’entre nous n’a encore conduit à gauche… Lisan se propose pour conduire la première, mais après 5 minutes de conduite, une frayeur avec un tramway et l’oubli du frein à mains, donc un bruit d’enfer dans la voiture, elle a finalement abandonné, et j’ai donc pris le volant, bien malgré moi !

 

 La sortie de Melbourne s’est bien passée, et une fois sur les voies rapides, aucun problème, sauf les essuies glaces qui sont bien sûr à la place du clignotant (pas de problème avec les vitesses, c’était une automatique) !

 Après ma semaine de camping en Tasmanie, j’ai eu envie de réitérer l’aventure camping.

Arrivées à Geelong, direction donc un supermarché pour trouver des tentes, personne n’en a : j’avais revendu la mienne en Tasmanie. Les filles achètent une tente, et moi une autre (cette fois çi je vais la garder), et au final quelques jours plus tard, on finira chacune avec sa tente !

Après les émotions en voiture, la fatigue (lever à 5h30 pour partir de Phillip Island), nous décidons de nous arrêter à Torquay, là où commence la Great Ocean Road, pour passer notre première nuit.

Pas de camping gratuit ici, mais un gros camping, pas très ambiance nature. On pose nos deux petites tentes au milieu des dizaines et dizaines de caravanes et camping car.

Cela me permet de constater que c’est ce type de camping auquel pensaient les filles quand je leur ai parlé de camper pendant le séjour… Oups… Un peu de pédagogie s’avère donc nécessaire pour expliquer qu’il n’y aura pas beaucoup de commodité dans les campings gratuits… « Mais vous verrez les filles ce sera super! » (Et au final elles ont trouvé ça super, ouf!)

 

Jour 2 : Torquay – Lorne

Le matin, nous nous baladons dans Torquay, le temple du surf. Toutes les marques ont leur magasin : Billabong, Roxy, Quicksilver, Rip Curl, etc.

 

Dur dur de résister, je craque juste pour 2 petits bracelets, mes premiers souvenirs australiens !

Nous prenons la route, et commençons la Great Ocean Road. La côte sur cette partie là est essentiellement composée de longues plages de sable fin.

 

Nous arrivons à Lorne dans l’après midi, et nous mettons en quête d’un camping gratuit, dans le Great Otway National Park. Nous trouvons un joli terrain au milieu de la forêt.

Une fois nos tentes installées, les filles partent se ballader en ville, pendant que je fais une ballade dans les environs de notre camping. Après un faux départ (le sentier était fermé), je prends le départ d’une autre ballade qui longe la St George River en aval, au coeur d’une forêt humide luxuriante.

La rivière me mène donc logiquement jusqu’à l’océan. D’ici part un sentier qui mène jusqu’en haut d’une colline. La pente est raide, et il y a des sentiers qui partent dans tous les sens, mais finalement je m’y retrouve et je suis contente d’avoir grimpé la pente : voici ce que je vois – un magnifique point de vue sur la Great Ocean Road.

Pour revenir au camping, je trouve un sentier qui me permet de faire une boucle et qui m’emmène finalement à l’entrée du fameux sentier de départ qui était fermé dans l’autre sens… allez comprendre.

De retour au camping, nous sommes assaillies par un boy’s camp (ici il y a beaucoup d’écoles privées non mixtes) : un groupe de collégiens/lycéens en « classe découverte ».

Leur professeur vient à notre rencontre et nous demande si nous sommes au courant de l’alerte au « storm » – euh non, mais « storm » c’est quoi déjà ?? Une grosse tempête genre tsunami ou un gros orage?? Mon coeur s’emballe, on entend le prof expliquer à ses élèves qu’il pourrait y avoir beaucoup beaucoup de pluie, et beaucoup beaucoup de vent. Si c’est le cas, ils doivent enfiler juste une veste, prendre une bouteille d’eau et filer dans le car.

Ah oui j’ai oublié de vous dire, dans ce camping, on ne peut pas amener la voiture jusqu’aux tentes, donc il y a 250m entre nos tentes et la voiture…

Forcément les ados sont aux anges, un peu d’aventure ! Alors j’essaie de retrouver mes 12 ans en colo, dans les tentes sous les orages de montagne qui nous faisaient beaucoup rire. Mais non définitivement j’ai bien 30 ans, et ça ne me fait plus rire du tout !

On remet donc une bonne partie de nos affaires dans la voiture, notamment ordinateurs, et autres appareils électroniques, car on ne donne pas cher de nos tentes à 15$ si une tempête doit passer dessus….

On recroise le prof sur le parking, qui nous demande si on part. Je saute sur l’occasion « vous pensez que c’est plus raisonnable ? » Il nous dit que l’orage est proche de Geelong mais se dirige vers l’océan et non vers nous, il nous montre même l’avancée de l’orage sur son téléphone. Il ne pense pas qu’il viendra ici. Mais il nous propose de venir avec eux dans le car si « l’état d’urgence » devait être déclaré. « Oui oui oui bien sûr, donc regardez nous bien, on est trois, ne nous oubliez pas ! » :-)

On entend le vent se lever dans les arbres, forcément les ados s’éclatent, moi un peu moins, mais la discussion avec le prof m’a rassurée et au final un peu de pluie et d’orage sur le matin nous réveille, mais la tempête n’est pas venue jusqu’à nous.

Moralité : on va vérifier la météo maintenant !

 

Jour 3 : Lorne – Apollo Bay / Cape Otway

On laisse nos tentes trempées et on se dirige vers Lorne, où on tente plusieurs fois de prendre notre petit déjeuner, mais nos essais sont systématiquement déjoués par la pluie qui s’amuse à tomber par intermittence, et ce n’est pas du crachin. Au final on craque et à 9h on file au visitor center demander où nous pouvons trouver une table abritée. Surtout que depuis que j’ai fait découvrir à Eva les tartines de pain grillé/nutella/fruits dessus, le petit déjeuner est notre meilleur repas de la journée ! On a testé tous les fruits (sauf les fruits rouges et ça ne doit pas être mauvais non plus), et à l’unanimité, nous avons voté pour la banane, pas très original je vous l’accorde, mais c’est un fait banane/nutella, c’est un délice !

Bref notre petit déjeuner gastronomique n’a pas fait cesser la pluie, donc nous empaquetons nos tentes toutes mouillées, et repartons sur la route toute mouillée aussi, direction Apollo Bay et le Cape Otway, où se trouve notre prochain camping gratuit.

Entre Lorne et Appolo Bay, la route se fait plus sinueuse et longe de jolies falaises à pic, tandis que de l’autre côté s’étend la forêt rafraîchissante du Great Otway National Park.

Sur la route, nous nous arrêtons à Kennett River, où nous devrions voir nos premiers koalas. Nous prenons une route qui s’enfonce dans une forêt « d’arbres à koalas ». Et en effet il ne nous faut pas longtemps avant d’apercevoir notre premier koala, très haut perché, en train de dormir. On en verra plein d’autres, endormi ou réveillé, en boule ou jouant aux acrobates, parfois en duo.

 

Kiki a bien essayé d’aller les voir mais ils étaient vraiment trop haut perchés…

Et on a aussi pu observer de très jolis oiseaux :

 

En arrivant à Apollo Bay, direction le visitor center pour connaître les prévisions météorologiques de la nuit (leçon apprise et retenue!) …. Pas de risque d’orage annoncé, quelques pluies peut être mais rien de méchant, qu’on nous dit…

Parfait, direction donc le Cape Otway, où se situe le terrain de camping gratuit. Il n’est pas tard donc on poursuit notre route jusqu’au phare de Cape Otway, le plus ancien phare d’Australie. Et la petite pluie se transforme rapidement en pluie torrentielle, et l’orage commence à gronder… Merci les prévisions météo !

Nous sommes maintenant en plein coeur de la forêt du Great Otway National Park, forêt, qui, je dois le reconnaître, révèle toute sa splendeur sous la pluie : la chaleur et la pluie font apparaître des brumes de chaleur sur la route, qui rendent l’atmosphère parfaite pour ce paysage !

Bon soit c’est magnifique sous la pluie, mais du coup on abandonne le camping cette nuit. Heureusement sur la route, nous avons vu un panneau indiquant une auberge, à quelques kilomètres. Sur la route, on voit un animal traverser devant nous, on s’approche et oui un koala, et cette fois çi à quelques mètres de nous !

L’auberge se situe au milieu de la nature et ce sont en fait de petits chalets en bois qui nous abriteront cette nuit.

  

Jour 4 : Cape Otway

La pluie ayant cessé, nous nous dirigeons vers le camping gratuit où nous installons vite vite nos tentes pour qu’elles sèchent, enfin qu’elles essaient car à nouveau la pluie battante est de la partie. Le site est magnifique, à 20 mètres de la plage. Nous resterons 2 nuits dans ce camping car Apollo Bay est le point de départ de la Great Ocean Walk (91 kms de sentiers côtiers) et il y a donc des balades sympas dans le coin.

Notre campement ...

 

... et juste derrière notre campement !

Nous partons vers le phare de Cape Otway, pour faire un bout (un tout petit bout) de cette fameuse Great Ocean Walk.

Après 2h de marche dans le bush …

… une jolie chute d’Eva dans la boue (elle n’a pas de chaussures de marche) et des rencontres toujours sympathiques …

 

… le sentier débouche sur une magnifique plage déserte :

 

Quelques koalas et wallabies pour finir la journée, un bon dîner de noodles et par chance la pluie s’est vraiment arrêtée cette fois çi, donc on peut dormir tranquillement dans nos tentes qui ont même eu le temps de sécher.

 

Jour 5 – Apollo Bay

Le soleil est de retour ! On part en direction d’Apollo Bay où nous flânons toute la matinée. Après cette matinée de détente, on décide d’aller se ballader pour éliminer nos petits déjeuners pantagruéliques. On choisit une balade courte (Eva est encore un peu échaudée après sa chute de la veille) – mais vraiment très courte – dans une forêt tempérée et humide, avec de très gros arbres.

En revenant au campement, on fait un autre petit bout de la Great Ocean Walk avec Eva, puisqu’elle passe à 50 mètres du camping.

 

Jour 6 : Cape Otway – Warrnambool

Après une petite 1/2h de route sur une route non goudronnée, je m’aperçois que j’ai oublié mes chaussures de marche sous la voiture où elles ont l’habitude de passer la nuit… oups… Demi-tour… Mais finalement cet oubli malheureux s’est avéré très fructueux, puisque nous avons croisé un koala sur le bord de la route, se promenant tranquillement au milieu d’une dizaine de touristes qui se sont aussi arrêtés pour l’occasion. Oui mais vous me direz, nous en avions déjà croisé un. Oui mais celui-là nous l’avons caressé! Il s’est même fortement intéressé aux chaussures d’Eva …

… avant de se diriger vers les miennes, sauf que j’étais en tongues … mais visiblement et heureusement pour moi, mes pieds ne l’intéressaient pas…

Cette fois çi, nous disons au revoir à la forêt du Great Otway National Park pour retrouver les plaines et l’océan.

On bifurque sur une route non goudronnée – les couleurs sont magnifiques : le orange de la route, le vert du bush, le bleu du ciel et le turquoise de l’océan se marient à merveille.

Cette route nous mène à un magnifique point de vue sur l’océan où l’eau chahute violemment avec des rochers :

On reprend la route, direction les 12 Apôtres, le lieu phare de la Great Ocean Road. Nous y arrivons vers 17h, avec le soleil déclinant sur l’océan et les 12 Apôtres.

Les 12 Apôtres sont de gigantesques piliers de pierre émergeant des flots, issus des multiples tempêtes qui ont balayé le rivage durant des millions d’années. Aujourd’hui ils ne sont plus 12, mais 6 ou 8, certains disent même qu’ils n’ont jamais été 12…

 

La fin de la Great Ocean Road approche, donc nous nous arrêtons à chaque point de vue indiqué sur la route. A chaque fois, on marche quelques minutes au milieu du bush sur la falaise, avant de tomber à pic sur l’océan.

Voilà je vous laisse donc terminer l’article en images …. J’en ai parfois eu le souffle coupé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Melbourne -> Adélaïde – Introduction

avril 2, 2012

Afin de vous faire patienter et vous mettre en haleine, voici une petite introduction au voyage Melbourne – Adélaïde, pour vous présenter l’équipe et le trajet effectué.

Après quelques jours de repos sur Phillip Island, nous (Lisan et moi) avons donc récupéré notre voiture de location à Melbourne le 13 mars. Et en même temps que la voiture nous avons également rencontré notre 3e compagnon de route, Eva, une allemande de 26 ans, recrutée sur le même site internet grâce auquel j’avais trouvé mes compagnons pour la Tasmanie : Gumtree.

Voici l’équipe :

 

De gauche à droite : moi, Lisan (Hollande, 24 ans) et Eva (Allemagne, 26 ans)

Objectif : rejoindre Adélaïde en 10 jours.

Au programme :

  • La Great Ocean Road
  • Le parc national des Grampians
  • Mount Gambier
  • La Coonawara Valley, célèbre pour ses vignobles

Voici la carte globale de l’itinéraire effectué. Les endroits où nous avons dormi sont épinglés.

 

Je vais maintenant vous raconter ce voyage en 3 parties (et donc en 3 articles) : la Great Ocean Road, les Grampians, et pour finir Mount Gambier → Adélaïde via la Coonawara Valley.

Encore un peu de patience, et vous saurez tout sur ces 10 jours !

 

 

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Phillip Island

mars 23, 2012

Je suis donc restée 3 jours sur Philipp Island, au sud de Melbourne, en compagnie de Kiki, bien sûr, et de Lisan une hollandaise rencontrée dans ma première auberge à St Kilda (Melbourne).

Nous y sommes arrivées le vendredi 9 mars après midi, après 2 heures de bus. Nous avons logé dans une auberge de jeunesse toute neuve, donc formidable, toute belle et toute propre (un jour je vous ferai un article sur les auberges, on trouve de tout!). Seul bémol : un dortoir mixte de 12 lits, et dans le lot 3 ou 4 ronfleurs…

On a profité de ce petit brin d’air à l’extérieur de Melbourne pour se balader et se reposer avant d’entamer notre road trip pour Adélaïde (prochain article, patience).

Philipp Island, comme je le disais dans une mini-news, est très touristique et comporte plusieurs parcs animaliers où l’on peut observer kangourous, koalas et pingouins, mais 1. l’île était beaucoup plus grande qu’il n’y paraissait sur la carte, donc sans véhicule nos déplacements étaient limités, 2. toutes ces attractions étaient affreusement chères pour les petites backpackeuses que nous sommes, et enfin 3. nous avions ouï dire que sur la great ocean road nous aurons notre compte d’animaux, et en liberté en prime.

Le premier jour, nous avons fait une rando, qui était censée durer entre 3 et 5h mais qui nous a finalement pris 7h (l’île est plus grande qu’il n’y paraît comme je l’ai dit) !

Le 2nd jour nous avons loué des vélos et nous nous sommes promenées sur l’île et avons traîné sur les plages et observé petits et grands surfeurs, bons et moins bons surfeurs !

Et le 3e jour, nous nous sommes à nouveau baladées (pas 7h cette fois), et pique-niqué sur la plage avant de repackager tous nos bagages pour repartir le mardi matin par le bus de 7h.

Donc un programme tranquille que je vous laisse découvrir en photos, et sans long discours cette fois (je garde ma salive pour vous raconter mon superbe road trip de Melbourne à Adélaïde).

La randonnée de 7 heures le long de la côte

 

 

 

Sentiers au milieu de la lande

 

Ballade qui nous a mené au plus haut "sommet" de l'île - 112m - avec une vue sur toute l'île

 

Kiki était bien sûr de la partie

 

Les pinacles - un des plus beaux sites de l'île

 

Beaucoup de surfeurs, de tous âges et de tous niveaux !

 

 

Nous avons quand même vu des pélicans, qui sont nourris par des pêcheurs tous les jours, et qui restent donc là - bande de fainéants !

 

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Volontariat en Tasmanie

mars 6, 2012

 Je ne vais pas vous raconter ma 2e semaine en Tasmanie jour par jour, parce que cela pourrait être répétitif…

J’ai donc fait du volontariat, en passant par un organisme qui s’appelle Conservation Volunteers Australia (CVA pour les intimes) et qui existe depuis 1982 et a pour objectif de préserver la flore et la faune locale.

Le but c’est de donner un peu de son temps pour contribuer à la protection de la nature.

Plusieurs projets peuvent être proposés, comme par exemple construire des clôtures pour préserver des animaux d’éventuels prédateurs, recréer le bush local par des plantations, etc.

Mon projet consistait à couper des pins, qui envahissent la région depuis qu’ils ont été plantés dans les années 80, et qui anéantissent le bush local.

Le job consistait donc à couper ces pins, à mettre de l’acide sur le tronc (non nocif pour le reste de la végétation, ne me demandez pas pourquoi ni comment…) afin qu’ils meurent définitivement. Ceci permet la régénération naturelle de la flore locale. Nous avons été voir certaines zones où les pins avaient été coupés quelques années plus tôt, et la différence de paysage est assez saisissante.

Nous sommes briefés le premier jour, attention aux serpents – ils sont tous venimeux en Tasmanie – attention aux araignées, etc etc de quoi être rassurée !

Nous étions une équipe de 7 volontaires + le « team leader » de CVA + la personne en charge de ce vaste projet (300 ha de terres au total) sur la côte Est de la Tasmanie.

Au menu : deux suisses (partie allemande + partie italienne), un anglais, une coréenne, une brésilienne, et un australien (il est très courant pour les australiens de faire ça de temps en temps).

  

Même routine tous les jours : lever 7h pour partir à 8h, direction le bush pour couper les pins.

 

Puis nous arrivons sur notre zone de travail :

Et oui il y en a des pins à couper !

 
Après avoir enfilé notre beau gilet jaune ou orange, nous travaillons en binôme avec des sécateurs et des scies manuelles. Le terrain est parfois très pentu et très broussailleux, on s’enfonce facilement dans 50 cm de broussaille, et honnêtement, je préférais ne pas penser à ce que je pouvais trouver sous ces broussailles !

 

 

Ouille le dos !

Et après on est content du résultat :

Nous avons le droit à nos pauses syndicales, une première à 10h puis déjeuner vers midi avant de retravailler jusqu’à 14h/14h30.

 Et l’après midi, c’est visite de jolis points de vue et détente à la plage, parfois avec beaucoup de vent, parfois avec un beau soleil, donc baignade, mais l’eau est quand même fraîche !

 

Et si on regarde bien mes jambes on constate la dureté du travail (cf les bleus) mais aussi la nuisance des moustiques...

Et le soir, nous cuisinons par paire, à tour de rôle. Et j’ai eu le droit à mes 30 bougies !

 

 Et le dernier soir, nous sommes allés prendre le dessert chez Todd, le « chef du projet » qui vit en plein milieu des champs et cultive fruits et légumes, le tout 100% organique.

Au menu un délicieux « carrot cake » et un très bon gâteau à la rhubarbe cuisiné par ses 2 filles.

C’est une famille de musiciens, nous avons le droit à un petit concert de guitare et nous essayons tous le djridoo … difficile !

  

Voilà le récit d’une bonne semaine très enrichissante, quoique fatigante !

Et Kiki pendant ce temps là, que faisait il?

Et bien il attendait dans le mini-bus, car les pins étaient trop grands et trop lourds pour lui !

 

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Kiki en Tasmanie

mars 5, 2012

Tout le monde se demande bien évidemment où est passé Kiki en Tasmanie … L’a-t-elle abandonné? S’est il fait kidnappé par la mafia des wallabies?

Mais non bien sûr, rien de tout cela !

Kiki a tenu à vous raconter lui même sa première semaine en Tasmanie, je lui laisse donc la plume.

C’est parti pour une semaine de road trip avec Tata et ses copains…

  

 Mais moi aussi j’ai trouvé des copains cette semaine, et c’était super !

Je vous présente Kangou et Kalou avec qui je me suis bien amusé :

 

J’ai aussi fait du toboggan, avec Tata la première fois parce que j’avais un peu peur de ce grand toboggan :

et après j’en ai fait tout seul comme un grand !

  

Et puis Tata m’a emmené avec elle dans toutes ses balades :

 

 

Pfiou c'est moins fatiguant quand Tata me porte dans son sac à dos ...

 
On a même été à la plage :
 
 
où nous avons fait un « fantôme de sable » :

 

 Avec Kalou et Kangou, on a essayé de se faire un nouveau copain, mais il sortait ses pics dès qu’on l’approchait … pas très gentil :

  

Et le soir après des journées où je jouais beaucoup, j’allais au dodo et c’était la première fois que je faisais du camping !

 

Quand Tata est là, elle prend toute la place dans le duvet, pfff

 C’était super cette semaine avec les copains, mais Kalou et Kangou sont repartis avec leur tata Christel en Nouvelle-Zélande!

 

 

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Tasmanie – Road trip

mars 5, 2012

 Le dimanche 19 février, levée à 3h30 (aïe ça pique), direction la Tasmanie, le vol décolle à 6h50.

 Arrivée à Hobart, Tasmanie, vers 8h15, et je retrouve le chien de l’aéroport de Melbourne (si si le même, enfin son frère ou cousin) qui me renifle avec intérêt dans la mesure où je viens de jeter ma pomme – interdiction d’apporter tout fruit ou légume en Tasmanie.

 Cette fois çi pas de « yellow line » mais simplement le chien qui monte sur le tapis roulant et renifle les bagages qui sortent de la soute.

 J’attends que mes coéquipiers viennent me chercher avec la voiture de location.

Comment je les ai rencontrés?

2 d’entre eux ont posté une annonce la veille sur un site (qui permet, entre autres, de trouver des compagnons de route) pour recruter des compagnons de voyage – je les ai contacté (entre temps ils avaient « embauché » un 3e compagnon et banco. Ils sont déjà à Hobart, je vais donc les rencontrer pour la première fois ce matin.

 J’attends quelques heures, le temps qu’ils récupèrent la voiture, fassent les courses et nous trouvent des tentes pour dormir… ça de moins à faire pour moi… Merci les amis !

 Ils viennent me récupérer en fin de matinée, et je rencontre donc Christel (France, 26 ans), Fabian (Allemagne, 21 ans) et James (Taïwan, 27 ans).

Voici l’équipe :

  

La voiture est pleine à craquer, mais on trouve quand même une petite place pour mon sac et moi.

 

La Tasmanie, état australien de 68 000 km², est située à 320 kms du continent et compte 500 000 habitants.

La Tasmanie a un passé tumultueux.

Découverte en 1642 par Abel Tasman, la Tasmanie (dénommée alors terre de Van Diemen) était une colonie pénitentiaire anglaise entre 1803 et 1852. Les établissements pénitenciaires ont été installés à partir de 1822 et sont devenus tristement célèbres par les privations et châtiments infligés aux condamnés.

Puis dans les années 1820, un génocide des aborigènes a été perpétré par les européens installés sur l’île.

C’est dans les années 1850 qu’elle est baptisée Tasmanie et que le transfert de condamnés sur l’île cesse.

 Et voici un plan de l’itinéraire effectué cette semaine :

1er jour – Mt Field National Park

Nous partons pour une ballade dans une forêt tropicale, peuplée d’arbres géants et de belles cascades. Direction donc Russell Falls, Lady Barron Falls et Tall Trees Walk.

Dès le début de la ballade, je croise mes premiers « mini kangourous » – des pademelons en fait (je ne connais pas le terme en français, mais je laisse les curieux me renseigner là-dessus!), ça y est je suis bien en Australie !

Très jolie ballade au coeur de cette forêt enchantée :

  

 

On nous apprend même au détour d’un sentier au milieu des arbres géants à en calculer la hauteur. Les matheux pourront confirmer ou infirmer si la méthode leur paraît juste…

 

 

Après cette première mise en route, direction notre campement. La Tasmanie propose de nombreux sites de camping gratuits (mais bon faut pas exagérer, ils sont au mieux avec des toilettes).

Notre premier campement au bord du lac : 

 

Au menu ce soir : des noodles. Et première nuit dans mon nouveau duvet … Malgré les fraîches températures il a été parfait (merci les coupains!). Mais les nuits et petits matins sont animés par les chants d’oiseaux, parfois surprenants : pour certains d’entre eux on a l’impression qu’ils rigolent, sauf que c’est pas marrant quand ça nous réveille à 6h du mat !

 

2e jour – Lake St Clair + Strahan

Après un petit déjeuner au Nutella, direction Lake St Clair. Nous faisons un ballade autour du lac sous les nuages, mais sans la pluie. Nous nous dirigeons vers la « Platypus Bay », plage au bord du lac censée être un bon point d’observation des ornithorynques. Malheureusement aucun ornithorynque en vue … Il paraît qu’il faut y être très tôt le matin et être parfaitement silencieux – mais on y est vers 11h et ma veste fait sroutch scroutch à chaque fois que je fais un pas…

 

Après Lake St Clair, direction Queenstown pour atteindre Craddle Mountain. Mais arrivés à Queenstown, il est trop tard pour atteindre Craddle Moutain à une heure raisonnable. Nous faisons donc un crochet par la côte Ouest, à Strahan, précisément.

La route mérite le détour :

 Nous découvrons alors la plus longue plage de Tasmanie, plage déserte de sable blanc, magnifique.

Il y a beaucoup de vent, pas de baignade au programme.

  

Après ce crochet bien inspiré, on trouve un barbecue gratuit en chemin, où nous espérons pouvoir faire cuire des pâtes pour changer (!) des noodles. Pas de chance, il fonctionne mal donc au menu ce soir … Noodles !

Puis direction notre second campement toujours au bord d’un lac, mais cette fois çi sans aucune commodité.

 

3e jour – Craddle Moutain + Stanley + Bernie

Cette fois çi, nous y allons, Craddle Moutain nous voici. La route au sein du parc est magnifique. Difficile à décrire : je dirai un mélange de garrigue/lande parsemée de tronçons d’arbres morts au milieu de paysages montagneux. Les photos parleront d’elles-mêmes, j’espère.

  

 

Le temps est très nuageux, mais par chance, le soleil se lève juste à temps pour commencer notre ballade autour du Dove Lake.

Christel, qui a fait l’Overland Track (un trekk de 6 jours dans Craddle Mountain – parmi les 10 plus beaux au monde), mais qui n’est pas partie du début, en profite pour faire le bout qui lui manquait (mais sans ses 15 kilos sur le dos cette fois çi !), James qui a également fait l’overland track choisit lui aussi une autre rando.

Donc Fabian et moi partons pour le tour de Dove Lake. Mais avant de partir, obligation de s’enregistrer :

Très jolie ballade …

  

 … avec quelques surprises au détour du sentier :

 

 Après le retour de chacun de sa rando respective, direction la côte nord, à Stanley pour voir « The Nut », gros rocher surplombant la mer.

Nous y improvisons un pique nique à 17h30 ( le déjeuner avait été frugal, les provisions étant épuisées) – joli spot pour un pique nique :

  

Nous filons ensuite vers Bernie, où nous pourrons observer des pingouins à la tombée de la nuit. Les pingouins installent leurs nids en bord de mer, au milieu du bush. Ils sont là jusqu’en mars avant de repartir en mer.

Ce sont des petits pingouins, et nous voyons même des bébés.

 Ce soir nous dormons dans un camping payant (enfin en théorie seulement car nous arrivons tard et il n’y a personne et le lendemain matin personne non plus… nous ne paierons donc que notre douche et le barbecue pour cuire nos oeufs), une bonne douche au programme de demain matin donc !

Ah oui et la question tant attendue, qu’y a-t-il au menu ce soir ??? Des noodles !!!

Et ce soir, nous avons de la compagnie : un oppossum se promène dans les arbres au dessus de notre campement – quelque peu effrayant avec ses petits yeux rouges au milieu de la nuit …

 

4e jour – Côte Est en passant par Launceston

Ce matin c’est grasse mat’ … jusqu’à 8h30 ! Nous longeons un moment la côte nord, où les paysages verdoyants et les élevages de vaches font penser … à la Normandie ! Nous nous enfonçons ensuite dans les terres pour rejoindre Launceston et là les paysages ressemblent au Cantal (si si)! Sauf qu’au détour des routes, nous trouvons des animaux non présents en Auvergne…

Un(e) echina - je vous laisse trouver ce que ça donne en français..

 A Launceston nous faisons une halte par les Cataract Gorges, un mini canyon à 10 minuutes à pied du centre ville, surprenant !

 

 3h de route avant de rejoindre la côte Est et la Bay of Fire, qui doit son nom à la couleur rouge/orangée des rochers, liée au lichen présent dessus.

 

 L’eau est turquoise et transparente …

Direction notre campement de ce soir où nous avons le droit de faire un feu de camp. Donc au menu ce soir : noodles (on ne change pas une équipe qui gagne) mais c’est fête en dessert : tartine de pain grillé/nutella : mmmm !

 

 

5e jour – Freycinet National Park

Nous faisons un détour par la Bay of Fire pour la revoir sous la lumière matinale, malheureusement les nuages sont de la partie.

En longeant la côte nous rejoignons Freycinet National Park. Christel, qui est déjà venue, reste se reposer. James, le plus sportif du groupe s’attaque à l’ascension d’un mont Amos. Fabian et moi partons pour la Wineglass Bay.

Nous arrivons à un premier point de vue qui se passe de commentaire :

  

Puis nous descendons sur la plage de la photo ci-dessus, ici :

 

Et j’ai même de la compagnie :

  

Et après il faut remonter ça … ah ah, c’est moins marrant :

 

Joli campement ce soir, à 50m de la plage, on est séparé des autres campeurs par des parcelles de bush, et nous avons beaucoup de compagnie ce soir : des wallabies, des pademelons, des opossums et une souris !

 

6e jour – Port Arthur

Tous nos compagnons de la veille sont finalement restés sage durant la nuit.

Nous reprenons la route vers le sud, pour rejoindre Port Arthur, un des tristement célèbre pénitencier de l’île.

James part faire une randonnée, pendant que Christel, Fabian et moi visitons le site historique de Port Arthur. A l’entrée, on nous remet une carte symbolisant un prisonnier qui a été enfermé à Port Arthur. L’hôtesse d’accueil nous prévient que parfois les ressemblances peuvent être surprenantes. En effet Christel et moi tombons chacune sur un prisonnier qui a notre , brr effrayant, non ?!

Après une petite croisière dans la baie de Port Arthur, nous visitons le site composé des ruines (réhabilitées ou non) des bâtiments suivants notamment : le pénitencier, la prison séparée, le village des officiers.

  

Je trouve le site un peu décevant, mal expliqué, peu clair … Mais le soleil nous a accompagnés toute la journée avec de bonnes températures.

Retour vers Hobart pour se rapprocher de Bruny Island où nous passerons la journée demain. Nous trouvons dans le guide un camping payant mais raisonnable à proximité d’Hobart, sauf qu’en arrivant nous constatons que le camping n’est dédié qu’aux camping car et caravanes…

Un couple de camping caristes nous aide à trouver un camping à proximité. Le plus proche se situe à une bonne heure de route mais pas le choix … bon la bonne nouvelle c’est que ça nous rapproche de Bruny Island.

On installe rapidement nos tentes, on prépare nos noddles, quand nous sommes surpris par une bande de crétins qui font le tour du camping à coup de dérapage freins à main, etc et qui s’en vont comme ils sont venus…

Après cette petite frayeur, direction nos tentes, les crétins ne repasseront pas de la nuit.

 

7e jour – Bruny Island

Le réveil est agréable car je constate que nous sommes en bord de mer, ce que je n’avais pas noté hier dans la nuit.

Nous allons prendre le ferry pour Bruny Island à Kettering. Une vingtaine de minutes de traversée sous un soleil de plomb. La journée s’annonce très chaude.

En arrivant direction un point de vue, qui encore une fois se passe de commentaire :

  

James, le sportif de la bande – rappelez vous – part faire une rando (il fait pas loin de 40°C…), tandis que Fabian, Christel et moi lézardons sur la plage.

Nous repartons pour prendre le ferry de 17h30 pour aller dans un camping repéré la veille – payant et dont la réception ferme à 19h.

C’était le plan de départ…

Nous sommes arrivés au moment où le ferry « larguait » les amarres. Le prochain est à 19h…

Du coup nous réservons une auberge à Hobart, au moins nous serons à l’heure pour rendre la voiture demain à 9h…

Nous passons donc notre dernière soirée à Hobart et nous cuisinons nos pâtes bolognaises tant attendues toute la semaine.  

 Et je souffle ma première bougie de trentenaire, avec un peu d’avance…

Voilà ainsi s’achève une excellente semaine avec une super équipe ! De bons fous rires liés – en vrac – aux accents frenchies de Christel et moi, source de quelques malentendus parfois, de discussions infinies sur la bouffe (surtout animée par les 2 françaises), d’histoires de pieds, etc, etc !

PS : toutes les photos seront en ligne sur Picasa dès que je trouverai une connexion wifi

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Photos !

février 18, 2012

Ca y est les photos sont en ligne !

Désolée je n’ai pas fait le tri, donc vous trouverez un peu de tout, je ferai mieux la prochaine fois.

Pour voir les photos, suivez le lien dans la colonne de droite « Photos » !

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Melbourne

février 17, 2012
 Voilà le résumé d’une semaine passée à Melbourne, ou plus précisément à St Kilda, banlieue balnéaire au sud de Melbourne (20 minutes en tram du centre ville – CBD – Central Business District).

Après une première nuit passée dans le CBD, j’ai donc passée une semaine à St Kilda, mais j’ai eu le temps de flaner dans la ville.

Melbourne, rivale de Sidney, compte aujourd’hui quelques 3,9 millions d’habitants et s’impose comme l’une des villes les plus dynamiques d’Australie dans le domaine artistique notamment. Architecture à dominante victorienne, la ville a modernisé son image avec notamment l’inauguration de l’immense place Federation Square et la transformation des Docklands en quartier résidentiel chic.

Afin de fêter mon arrivée à Melbourne, je suis allée le samedi soir assister à un concert organisé dans le zoo de Melbourne, ambiance pique nique au crépuscule devant des concerts, ce sont les Twilight Zoo Session.

Le zoo reste ouvert pour l’occasion et on peut donc en profiter pour le visiter. Malheureusement ma sieste de remise en forme ayant duré un peu plus longtemps que prévu, je suis arrivée tardivement au zoo et certaines zones étaient fermées… donc pas de kangourou ni de koala, pour mon plus grand regret !

Voici les seuls que je verrai pour cette fois-çi...

 
 Melbourne – Le CBD
 
Centre ville de Melbourne, petit quartier constituant le coeur actif de Melbourne, plan « à l’américaine » (routes parallèles et perpendiculaires), parfait pour se repérer.
 
Melbourne est une ville aérée, avec plusieurs grands parcs, mais le CBD c’est plutôt un quartier animé, rempli de monde et de hautes tours.
 
  
 
J’ai commencé mon parcours par la gare de Flinders Street à l’architecture remarquable et qui est le point de convergence des lignes de train et tram de Melbourne.
 
 
 
La gare fait face à la grande place de Federation Square, mélange de verre et d’acier à géométrie abstraite, qui abrite notamment un visitor center (office de tourisme) et un centre dédié à l’image.
 
 

 Je parcours ensuite le centre, en passant par un quartier surnommé « Paris End » qui est en fait la fin d’une rue abritant diverses boutiques de luxe et galeries d’art – ne cherchez pas plus loin : pas d’autre ressemblance avec Paris.

J’arrive pour finir au petit (tout petit) Chinatown local :

L’ambiance est sympa, mais le vrai charme de la ville, selon moi ce n’est pas son CBD mais ses parcs. En route pour le Royal Botanic Garden, sur les bords de la Yarra River.

Magnifique et immense jardin botanique, où il fait bon flâner ou tout simplement pique niquer, bouquiner, « siester » sur les grands espaces verts.

Au dessus de la Yarra River

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Melbourne – Fitzroy et le Queen Victoria Market

Fitzroy est un quartier branché de Melbourne qui abrite de nombres petits bars et restaurants, et fait office de centre culturel alternatif de Melbourne. Dans les rues, les maisons de style anglais, bars et cafés tendance alternent avec les murs tagués, le tout dans une ambiance décontract’-chic (allez je le dis : complètement bobo en fait).

Après la visite de ce quartier bien sympathique, direction le Queen Victoria Market, plus grand marché ouvert de Melbourne, cosmopolite et convivial. Immense marché le jour, je n’ai pas eu l’occasion de le visiter encore. Mais le mercredi soir en été, le marché est nocturne, on choisit son stand pour dîner (de la pissaladière provençale aux brochettes argentines en passant par les pâtes italiennes et les nems chinois), on trouve une table, on achète sa bière ou sa sangria (eh oui!) et on s’installe devant des groupes qui jouent de la musique.

 

Melbourne la nuit, c’est aussi sympa, le casino se donne des airs de Las Vegas, et crache des flammes à heure fixe tous les soirs.

Melbourne- St Kilda

 La station balnéaire en banlieue de Melbourne, où j’ai passé ma première semaine.

A faire à St Kilda :

  • aller voir les pingouins sur la jetée à la tombée de la nuit : fait, les pingouins sont petits et trop mignons (pas de photo j’avais oublié mon appareil)
  • aller prendre un verre sur le bord de la plage au coucher du soleil : fait et pas de photo non plus…
  • se ballader le long de la plage avec Kiki : fait et … photo !

J'ai chaud avec tous ces poils !

 

Voilà donc cette première semaine à Melbourne, la ville est très sympa, ambiance décontractée, les gens parlent facilement dans la rue, surtout quand on a un gros sac à dos et/ou un plan dans les mains (pour les comprendre c’est un peu plus compliqué pour le moment – par exemple quand un type m’a demandé le poids de mon sac je lui ai répondu 3 fois à côté avant de répondre à sa question…) .

J’ai du grand beau temps et des grosses chaleurs mais aussi (il y a une justice) de grosses pluies, un ciel gris et des orages. Il paraît qu’on dit qu’à Melbourne il peut y avoir les 4 saisons dans la même journée …

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Paris – Melbourne

février 13, 2012
 

Arrivée  à l’aéroport vers 16h 30, je suis en pole position pour l’enregistrement. Malgré tout je n’obtiens pas la place visée, mais un hublot quand même : c’est un moindre mal.

Pas de neige, vol non annulé et pas de retard annoncé, ouf!

Nous voilà donc prêts à embarquer avec nos bagages. Et oui « nous », je vous présente mon compagnon de voyage, Kiki, qui s’est glissé dans ma valise pour pouvoir raconter à son propriétaire ses aventures et celles de sa tata en Australie.

Chacun son bagage, 18,8 kgs pour moi (le sac de Kiki n’a pas été pesé…).

Promis, pour le style je vais essayer de faire mieux...

 

 

C’est parti pour les 11 premières heures de vol, de nuit, donc pas de photos aériennes malheureusement. Un dîner nous est servi, je ne tente pas encore la nourriture coréenne, et m’attaque donc à un steack/riz/brocolis/carottes, pas franchement fameux.

Un film, quelques heures de « sommeil » et un petit déjeuner plus tard, nous voici arrivés à Seoul pour 2h30 d’escale. Heure locale 16h.

Nous faisons un tour dans l’aéroport (j’achète une carte mémoire pour mon appareil photo, carte que j’ai oubliée à la maison…oups), et attendons notre prochain vol dans cet avion :

 

A nouveau un vol de 11h de nuit, donc toujours pas de photos aériennes, re-malheureusement. Après avoir à peu près dormi dans le 1er avion, c’est plus compliqué dans celui-ci, donc 2 films cette fois, un dîner et cette fois çi je tente le  » bibimbap » coréen : un bol avec un peu de viande hâchée, quelques légumes (oignons, épinard pour ce que j’ai pu identifier), on y ajoute du riz, de l’huile de sésame et une sauce épicée, on mélange et on déguste (un mode d’emploi est fourni pour le non initiés!) : finalement c’est mieux que le boeuf…

Après un petit déjeuner, arrivée à Melbourne à 7h heure locale. Je passe le contrôle des passeports et « discute » avec un agent qui me demande ce que je viens faire en Australie, si je vais y travailler, si j’ai des amis ici, c’est une conversation qui paraît « friendly » mais je me demande quand même ce qu’il cherche à savoir… Enfin il me laisse passer, direction maintenant le contrôle des bagages.

On nous met en file indienne : « follow the yellow line, stay on the yellow line » attention ça ne rigole pas. Et là un petit chien, vraiment pas impressionnant (tellement pas impressionnant que j’ai envie de rire mais je me retiens) nous renifle nous et nos bagages. Je n’ai pas osé le prendre en photo car je voulais quand même y rentrer en Australie.

1h après l’atterrissage, me voilà donc à Melbourne, avec mon tampon sur le passeport, c’est officiel je suis en Australie !

 

 

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Mode d’emploi

février 6, 2012

A la demande générale, voici un petit guide d’utilisation des blogs.

Quoi « DES » blogs, parce qu’il y en a plusieurs??

Oui il y en a deux.

1. Le blog principal – vous êtes dessus :

Adresse : www.kangourouetkoala.com

Objectif : vous faire partager mes aventures via des articles détaillés et agrémentés de (jolies) photos.

Présentation :

Il comporte plusieurs pages (onglets en haut), et notamment :

- la page d’accueil où figurent les articles publiés (ou extraits d’articles, dans ce cas il suffit de cliquer sur le titre de l’article pour pouvoir le lire en entier)

- une page « Projet » présentant le voyage envisagé.

Sur la colonne de droite, 2 liens vous permettent de vous diriger vers le mini-blog (j’y reviendrai) et la carte.

 

Quelques petits trucs et astuces :

  • Vous pouvez vous abonner à ce blog en entrant votre adresse mail dans la « case » prévue à cet effet en bas à droite (« Abonnement »). Normalement vous recevez un mail vous demandant de cliquer sur un lien afin de confirmer votre inscription. Visiblement tout le monde ne le reçoit pas mais pas de panique : bigbrother (moi) peut valider (ou pas) votre inscription. L’abonnement vous permet de recevoir un mail à chaque nouvel article publié.
  • Vous pouvez devez commenter les articles, pour ce faire : soit cliquer sur la petite bulle de BD figurant en bas de l’article/extrait d’article sur la page d’accueil, soit si vous avez cliqué sur le titre de l’article, vous avez un petit formulaire à la fin de l’article vous permettant de laisser libre cours à votre inspiration.

 

1. Le mibi-blog (ou les mini-news) :

Adresse : www.kangourouetkoala.com/live

Objectif : vous tenir régulièrement informés des endroits où je me trouve via de petites news.

Présentation :

Ce mini-blog n’autorisera pas les commentaires et ne comportera pas de photos, afin qu’il reste léger à gérer.

Il comporte une seconde page (en plus de la page d’accueil où figurent les mini-news) avec une carte qui vous permettra de me situer.

Vous pouvez également vous abonner au mini-blog (même technique que pour son grand frère).

Attention : si vous souhaitez recevoir un mail de notification pour chaque article paru ET pour chaque mini-news parue, il est indispensable de s’abonner aux 2 blogs !

En espérant que mes blogs n’auront plus de secret pour vous, je vous dis à très bientôt pour de vrais articles, J-3 !!!

PS : les 2 blogs sont optimisés pour smartphone !

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Lancement …

janvier 12, 2012

… du mini-blog ici qui me permettra de poster des nouvelles courtes mais régulières, afin de patienter avant la publication des articles.

Le mini-blog comporte également une carte pour localiser mes aventures.

Comme pour le blog, vous avez la possibilité de vous abonner au mini-blog.

A bientôt !

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Inauguration…

janvier 9, 2012

… de ce blog après mult tutoriels lus, relus et rerelus… j’espère qu’il aura, dans quelques temps, la tête que j’ambitionne pour lui…

Inauguration du blog, 1 mois jour pour jour avant le grand départ, le compte à rebours a commencé !

Je vous invite à visiter la page « projet » pour plus de détail sur le périple envisagé, et la page « pratique » si jamais tout ça vous donne envie :-)

Pour les plus assidus, vous pouvez vous abonner (en bas à droite) afin de recevoir un mail de notification à chaque article publié.

Ce blog sera d’autant plus dynamique et sympathique enrichi de vos commentaires, alors je compte sur vous !

 

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