Volontariat en Tasmanie

mars 6, 2012

 Je ne vais pas vous raconter ma 2e semaine en Tasmanie jour par jour, parce que cela pourrait être répétitif…

J’ai donc fait du volontariat, en passant par un organisme qui s’appelle Conservation Volunteers Australia (CVA pour les intimes) et qui existe depuis 1982 et a pour objectif de préserver la flore et la faune locale.

Le but c’est de donner un peu de son temps pour contribuer à la protection de la nature.

Plusieurs projets peuvent être proposés, comme par exemple construire des clôtures pour préserver des animaux d’éventuels prédateurs, recréer le bush local par des plantations, etc.

Mon projet consistait à couper des pins, qui envahissent la région depuis qu’ils ont été plantés dans les années 80, et qui anéantissent le bush local.

Le job consistait donc à couper ces pins, à mettre de l’acide sur le tronc (non nocif pour le reste de la végétation, ne me demandez pas pourquoi ni comment…) afin qu’ils meurent définitivement. Ceci permet la régénération naturelle de la flore locale. Nous avons été voir certaines zones où les pins avaient été coupés quelques années plus tôt, et la différence de paysage est assez saisissante.

Nous sommes briefés le premier jour, attention aux serpents – ils sont tous venimeux en Tasmanie – attention aux araignées, etc etc de quoi être rassurée !

Nous étions une équipe de 7 volontaires + le « team leader » de CVA + la personne en charge de ce vaste projet (300 ha de terres au total) sur la côte Est de la Tasmanie.

Au menu : deux suisses (partie allemande + partie italienne), un anglais, une coréenne, une brésilienne, et un australien (il est très courant pour les australiens de faire ça de temps en temps).

  

Même routine tous les jours : lever 7h pour partir à 8h, direction le bush pour couper les pins.

 

Puis nous arrivons sur notre zone de travail :

Et oui il y en a des pins à couper !

 
Après avoir enfilé notre beau gilet jaune ou orange, nous travaillons en binôme avec des sécateurs et des scies manuelles. Le terrain est parfois très pentu et très broussailleux, on s’enfonce facilement dans 50 cm de broussaille, et honnêtement, je préférais ne pas penser à ce que je pouvais trouver sous ces broussailles !

 

 

Ouille le dos !

Et après on est content du résultat :

Nous avons le droit à nos pauses syndicales, une première à 10h puis déjeuner vers midi avant de retravailler jusqu’à 14h/14h30.

 Et l’après midi, c’est visite de jolis points de vue et détente à la plage, parfois avec beaucoup de vent, parfois avec un beau soleil, donc baignade, mais l’eau est quand même fraîche !

 

Et si on regarde bien mes jambes on constate la dureté du travail (cf les bleus) mais aussi la nuisance des moustiques...

Et le soir, nous cuisinons par paire, à tour de rôle. Et j’ai eu le droit à mes 30 bougies !

 

 Et le dernier soir, nous sommes allés prendre le dessert chez Todd, le « chef du projet » qui vit en plein milieu des champs et cultive fruits et légumes, le tout 100% organique.

Au menu un délicieux « carrot cake » et un très bon gâteau à la rhubarbe cuisiné par ses 2 filles.

C’est une famille de musiciens, nous avons le droit à un petit concert de guitare et nous essayons tous le djridoo … difficile !

  

Voilà le récit d’une bonne semaine très enrichissante, quoique fatigante !

Et Kiki pendant ce temps là, que faisait il?

Et bien il attendait dans le mini-bus, car les pins étaient trop grands et trop lourds pour lui !

 

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6 Responses to “Volontariat en Tasmanie”

  1. Je pense être visé par un commentaire à propose de matheux mais je te signale Elsa que le matheux n’a jamais fait d’anglais ! J’attendrai donc ton retour pour t’expliquer comment cela fonctionne ! (si j’y arrive).

  2. J’attends avec impatience les prochaines aventures de Kiki !!
    Se fera-t-il de nouveaux (nouvelles) amis (amies) ?

  3. Mouais le matheux il utilise quand même des logiciels en anglais, il me semble… M’enfin c’est pas grave, ce n’est pas bon pour moi de trop réfléchir ici !
    Et personne pour les pademelons et les echina??

  4. Oui oui oui moi aussi j’espère que je vais rencontrer de nouveaux copains !

  5. Trop top comme programme!
    Alors pour info (merci Wikipedia) « Les thylogales ou pademelons (genre Thylogale) regroupent les sept plus petits macropodidés. Leur nom de pademelon vient de paddymilla, dans la langue des aborigènes de la région de Port Jackson et veut dire « petit kangourou de la forêt ». »
    Et echidna en francais, echidnés!
    Profite bien de la suite!
    Bisous

  6. Merci Valentine ! :-)

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