Adélaïde -> Perth – Partie 1

mai 29, 2012

 

 

Jour 1 : Adélaïde – Port Augusta

Hook vient donc me chercher à mon auberge le 9 avril pour prendre la route direction Perth. Durée envisagée : 14 jours.

Nous rejoignons Charlie et ses drôles de dame, qui voyagent en compagnie de Hook depuis plusieurs semaines maintenant.

Toute l’équipe est donc maintenant au complet, Hook prend la tête et Charlie nous suit.

Quelques kilomètres après Port Adélaïde, plus de Charlie dans le rétroviseur, donc demi-tour.

Nous retrouvons Charlie sur le bord de la route. Il ronchonne un peu n’ayant pas eu sa ration d’huile ce matin. Romain et Daniel lui donne donc son petit déjeuner, mais un peu trop tard, et après quelques kilomètres, Charlie finit pas s’arrêter complètement et ne plus repartir. Après quelques tentatives infructueuses de Romain et Daniel pour le faire repartir, Hook reprend la route et laisse derrière lui Charlie et ses drôles de dames.

Nous continuons notre route jusqu’à Port Augusta – que certains surnomment carrefour de l’Australie, car les trains et les routes passent par Port Augusta en direction de l’ouest (Perth), de l’est (Sydney) et du nord (Darwin) – et c’est également la dernière ville avant le désert – mais ce n’est pas là que nous allons.

Nous nous arrêtons dans un camping au milieu de nulle part pour passer notre première nuit, plutôt venteuse.

Au menu ce soir : noodles?! Et non !! Poulet, pommes de terre revenues à la poêle avec huile d’olive, ail et oignons, yummy! Comme ils disent ici. Daniel et Romain étaient en effet cuisiniers en France, donc pour eux les noodles c’est péché.

Donc cette fois çi la gastronomie sera également du voyage!

 

Jour 2 : Port Augusta – Port Lincoln

Nous attaquons la route direction Port Lincoln, afin de longer toute la côte de l’océan austral.

Nous nous arrêtons à Whyalla, grand centre métallurgique, également doté de raffineries de pétrole et de gaz. C’est assez surprenant le contraste entre toutes ces industries et l’eau turquoise qui les entourent.

Nous déjeunons au bout d’une jetée, face à la mer :

Plus sympa qu'une aire d'autoroute, n'est ce pas?!

Après quelques heures de route au milieu de plaines désertes à perte de vue, nous atteignons Port Lincoln, capitale mondiale du thon. Les thons sont « parqués » dans des bassins en pleine mer avant d’être exportés partout dans le monde.

Nous allons passer la nuit dans le Port Lincoln National Park, à quelques kilomètres de la ville.

Nous installons notre campement, à 50 mètres de la page. Je peux même presque dire comme d’hab maintenant ! :-) Mais je ne m’en lasse pas !

 

 

 

Jour 3 : Port Lincoln – Ceduna Port Lincoln

Lever à 7h30 et nos voisins sont nombreux et déjà très actifs : quand j’ouvre ma tente un kangourou se trouve à 2 mètres de moi, en quête d’un petit déjeuner gratos, quelques minutes plus tard, ce sont deux perroquets tout verts puis d’autres blancs et rouges venus nous faire un brin de causette et finalement quelques émeus faisant leur jogging matinal.

 

Pendant que je fais connaissance avec tous nos voisins, Daniel et Romain sont quant à eux partis à la pêche aux coquillages. Ils ont ramassé une quinzaine de quasi coquilles Saint Jacques (coquilles plus grandes, et chair un peu plus raide), et 2 véritables coquilles Saint Jacques (même si le corail est violet).

 Il les cuisinent aussitôt nous préparant ainsi un excellent goûter de 11h.

 Il est temps de reprendre la route direction Ceduna. C’était le plan de départ, mais c’était sans compter sur les caprices de Hook qui s’arrête 80 kms après Port Lincoln.

Par chance, nous avons du réseau pour appeler l’assistance. Elle nous indique que le garage agréé le plus proche est à Port Lincoln, mais comme nous sommes à plus de 30 kms de la ville, ils nous factureront 3$ par kilomètre supplémentaire, uniquement pour venir diagnostiquer la voiture…

Nous choisissons l’alternative : trouver un gentil australien avec un joli 4×4 qui marche bien pour nous tracter jusqu’à Port Lincoln.

 A Port Lincoln, le verdict tombe – sans appel : il faut changer la pompe à eau. Direction le garage le plus proche pour se procurer la pièce. Et parfois le hasard fait bien les choses.

Nous tombons sur John, qui, 1.accepte de commander la pièce pour le lendemain et de prêter ses outils aux garçons pour qu’ils puissent eux même changer la pièce dans l’arrière cour de son garage et 2. nous met à disposition un hangar pour passer la nuit, mais aussi douche chaude et toilettes !

 

Nous faisons également la connaissance de Jack, le chien de garde, qui, nous dit John, peut aboyer dans la nuit si quelques Aborigènes viennent à traîner dans le coin.

Petite parenthèse : sortis des grandes villes, nous croisons malheureusement régulièrement de nombreux Aborigènes complètement défoncés à longueur de journée. J’espère en apprendre plus dans le Northern Territory sur l’histoire des Aborigènes en Australie – et compléter ainsi mes lectures des différents guides de voyage.

Pourquoi ce genre de détail? Forcément parce qu’à 3h du matin, Jack s’est mis à aboyer, les lumières automatiques se sont déclenchées, et nous avons entendu « crouich, crouich » dans les graviers.

Les garçons sont finalement sortis de la tente (oui moi je restais bien au chaud dans mon duvet…) pour ne rien constater : probablement une souris qui voulait jouer avec Jack et des lumières un peu trop sensibles…

 

Jour 4 – Port Lincoln

Lever aux aurores afin de démonter les tentes avant l’ouverture du garage à 8h. Romain et Daniel se mettent aussitôt au boulot, pendant que Will, Julie et moi allons flâner dans Port Lincoln.

A 14h, Hook ronronne parfaitement et les garçons sont un peu sales.

Au moment de remercier chaleureusement John et sa famille, ils nous proposent de venir camper chez eux le soir même. Nous acceptons bien volontiers l’invitation et partons donc installer nos tentes dans leur jardin.

 

Ils habitent dans une grande propriété à l’extérieur de la ville, ils ont quelques vaches et moutons, un terrain de tennis, une piscine et … non je vous le dirai plus tard.

Quelques minutes plus tard, c’est un couple d’allemands qui bénéficie également de la générosité de John et de sa famille et qui vient partager la soirée avec nous.

Pendant que les garçons font un tennis, John nous fait visiter sa maison et nous met très à l’aise, en toute simplicité : « faîtes comme chez vous » est le mot d’ordre.

Après cela, Luke, le fils de 21 ans, nous emmène dans la nuit pour une surprise. « Ne portez pas de tongues » est le seul indice. Nous le suivons donc docilement jusqu’à un trampoline géant construit entre les arbres !

 

Après cette belle soirée et toutes ces émotions, tout le monde part se coucher.

 

Jour 5 : Port Lincoln – Ceduna

Quand nous nous levons, toute la famille est déjà partie, mais ils nous ont laissé la maison ouverte, avec les douches chaudes, etc.

Sur les bons conseils de John, nous partons pour Coffin Bay

 

… pour pique niquer sur la plage.

John et ses amis sont quelque part sur un bateau en train de pêcher des langoustes. Daniel, lui part pêcher au harpon et ramène un poisson. Avant d’être certains qu’il est bon à manger, nous nous satisfaisons d’une salade de pâtes.

Après ce déjeuner dans un cadre paradisiaque, nous allons sur des dunes de sable. A pieds car Hook est un peu trop chargé pour prendre le risque d’y aller avec lui.

 

 

On laisse Hook …
… pour aller ici!

 

Avant de quitter Coffin Bay, John nous appelle pour savoir si nous voulons déguster quelques langoustes ce soir – il en a pêché plus que le quota autorisé par personne – et camper avec eux.

Malheureusement les garçons ne veulent pas rester une nuit supplémentaire car nous avons déjà « perdu » 1 jour avec les réparations de Hook. Si ça n’avait tenu qu’à moi, je serais bien évidemment restée. Voilà un des inconvénients de ne pas être maître de son véhicule.

J’en profite pour ouvrir une deuxième petite parenthèse. Avant de partir, mon projet était d’acheter mon propre van. Quand je vois les ennuis rencontrés par Charlie et Hook (qui ont tous les deux connu plusieurs cessions de réparations diverses et variées), l’argent que ça a coûté aux heureux propriétaires et l’inconnue de la revente, je ne suis pas mécontente finalement de ne pas avoir acheté de van, même si parfois je ne fais pas exactement ce que je voudrais faire. Fermeture de la parenthèse.

Une chose est sûre, la rencontre avec John et sa famille a été extraordinaire : des gens simples, accueillants et plus que généreux. J’ai entendu beaucoup d’histoires similaires en Australie, où après quelques mots échangés sur un bout de trottoir, il n’est pas rare de se voir proposer l’hospitalité, une belle caractéristique des Australiens. C’est formidable et encore plus quand on le vit.

Nous avons donc repris la route et sommes arrivés à Ceduna dans la soirée, où nous avons dégusté le poisson péché par Dan (après avoir eu confirmation qu’il était bon à manger).

 

 

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3 Responses to “Adélaïde -> Perth – Partie 1”

  1. que de rencontres, de paysage, ça donne envie euh comment dire : nous c plutôt mer un peu vaseuse !! bon périple :)

  2. Quel beau périple : J’adore Coffin Bay et la rencontre avec la famille de John…quelle hospitalité !
    Cette histoire de van me rappelle un voyage dans l’Ouest américain… les freins ont brûlé dans la vallée de la mort !
    La suite, la suite ….

  3. Magnifique coffin bay!! On s évadé un peu de la grisaille parisienne :)) même si en ce moment le temps est plus clément
    Gros bisous

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