Kakadu National Park

juillet 6, 2012

Le 1er juin j’ai donc quitté Darwin pour 3 jours de tour organisé dans Kakadu National Park.

Nous sommes donc un petit groupe de 6 + 1 un guide à embarquer dans ce 4×4 :

 

Kakadu est un immense parc national, le plus grand d’Australie : avec 20 000 km², il représente la moitié de la Suisse. Il est détenu par les communautés aborigènes historiquement présentes sur ces terres (et habitant toujours dans le parc) et géré conjointement avec l’Etat australien.

Le parc est célèbre pour sa richesse, culturelle d’une part puisqu’il abrite plus de 5000 peintures aborigènes, naturelle d’autre part puisqu’il abrite plus de 68 espèces de mammifères, 120 de serpents, 26 de grenouilles, 300 de poissons, 290 d’oiseaux, 2000 de plantes et 10000 d’insectes.

Pour ces raisons, il est inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

Dans un autre registre, Kakadu a également servi de lieu de tournage pour les films Crocodile Dundee !

Là où les Blancs ne voient que deux saisons régissant le parc, l’une sèche, l’autre humide, les Aborigènes en voient 6 (selon le comportement des animaux, la floraison des plantes, etc). Début juin correspond, pour les Aborigènes, à la saison des brumes, la saison humide est terminée, mais certaines cascades et rivières contiennent encore de l’eau avant de s’assécher complètement courant juin/juillet.

Certains sites étaient encore fermés quand j’y suis allée, en raison de routes impraticables ou présence de crocodiles (qui élisent domicile dans les cours d’eau gonflés par la saison humide).

 

Jour 1

Avant de rejoindre le parc, nous faisons une croisière sur la Adélaïde River pour observer des crocodiles d’eau de mer (qui en réalité vivent également en eau douce). Rappelez vous à Winjana Gorge dans la région du Kimberley, j’avais vu mes premiers crocodiles d’eau douce (fresh water crocodiles ou freshies), les « gentils » et maintenant je m’apprête à voir les saltwater crocodiles ou salties, les « méchants ».

Nous embarquons donc à bord d’une péniche sur la Adélaïde River, qui semble bien paisible de prime abord…

 

Mais nous ne tardons pas à apercevoir nos premiers salties sur la rive …

 

Puis dans l’eau

Salut toi …

L’attraction de cette croisière ce sont les « jumping crocodiles » ou crocodiles sauteurs. Ils sont appâtés par un bout de viande dans l’eau …

 

Petit, petit, petit…

 

Ils observent…

 

Et hop !

Miam !

 

Nous reprenons la route pour rejoindre le parc en milieu de journée, où nous faisons une première balade à la découverte des peintures aborigènes datant de plusieurs milliers d’années pour certaines d’entre elles.

 

L’avantage des tours c’est qu’on apprend plein de choses sur la faune et la flore, comme par exemple lécher le derrière d’une fourmi et découvrir que c’est amer (attention, ceci a été réalisé en présence d’un guide, n’essayez pas de reproduire l’expérience à la maison ! C’était avec des fourmis quasi translucides et pas avec nos banales fourmis…), ou encore quel arbre utiliser pour fabriquer un didjeridoo, etc.

L’avantage de notre guide c’est que c’est un pur local, passionné par la nature et la culture aborigène mais l’inconvénient d’un guide 100% bush australien, c’est que je ne comprends (toujours) pas 100% de tout…

Direction ensuite un point de vue sur le parc et son immensité…

 

Nous sommes ensuite allés installer notre campement. En terme de tente nous n’avons en réalité que la première toile de tente, la moustiquaire si vous préférez. Donc c’est un peu comme une nuit à la belle étoile en version luxe moustiquaire incluse.

Sur le papier, je trouvais ça génial…

Mais reprenons dans l’ordre. Nous installons notre campement et nous commençons à préparer le dîner. Notre guide allume un feu avec le bois que nous sommes tous allés ramasser quelques instants plus tôt. Au menu de ce soir : ragoût de kangourou et purée de pommes de terre.

Durant le dîner nous avons « quelques » invités supplémentaires : les MOUSTIQUES ! Et quand je dis quelques c’est en réalité toute la smala qui voltigeait autour de nous, nous piquait partout. Honnêtement ma pire expérience avec les moustiques depuis toujours, je devenais folle à me gratter partout et à les entendre voler autour de mes oreilles.

Nous allons nous coucher très rapidement pour nous mettre à l’abri de ces moustiques voraces.

Nous voilà donc revenus à la fameuse nuit à la belle étoile, qui semblait tellement attrayante. Sauf que…. les nuages étaient de la partie donc pas d’étoiles, et les moustiques ont visiblement élu domicile pour la nuit autour de la tente et ont décidé d’y faire la fête toute la nuit :  « zz zzzz zzz » voilà ce que j’ai entendu toute la nuit, ça n’a rien d’une berceuse, croyez moi !

 

Jour 2

Après une courte nuit avec ces voisins bruyants, nous nous sommes levés à 7h, nous partons faire une balade dans le parc qui nous mène à des cascades et une piscine rafraichissante.

 

Après le déjeuner, nous montons en haut de ces cascades :

 

Pour trouver une vue magnifique :

Et finalement des piscines sur plusieurs niveaux, avec une vue à couper le souffle !

 

Notre dernier arrêt de la journée s’effectue en bord de route pour observer une des fameuses termitières que l’on trouve en Australie.

Celle là est particulièrement grande :

 

Son âge est estimé à 110 ans, âge de la reine qui vit à l’intérieur, car quand la reine meurt, la termitière se désintègre petit à petit.

Retour à notre campement. Au menu ce soir : barbecue/purée de pommes de terre/légumes à l’eau. Les moustiques sont toujours là mais me semblent moins féroces (ou je m’habitue déjà…). Notre guide nous donne une leçon de didjeridoo, et j’arrive à produire quelques sons, j’ai progressé depuis la Tasmanie !

Malheureusement les moustiques occupant 80% de mon énergie le soir, je n’ai pas pensé à prendre de photos …

 

Jour 3

Après avoir rangé le campement, nous partons pour une marche de 8 kms au coeur du bush.

Voici la hauteur des herbes durant la saison humide…

Au bout de 3 kms, nous dévions du sentier balisé, car notre guide nous emmène sur le territoire d’un aborigène vivant dans le parc (qui accepte que nous y allions sous réserve de ne pas prendre de photos ni toucher un mur décoré de peintures aborigènes).

Notre guide nous annonce que nous allons grimper tout en haut de ce rocher :

Après une montée éprouvante et parfois un peu périlleuse, nous avons été récompensés par une superbe vue à 360° :

 

Avant de reprendre la route pour Darwin, nous prenons une route dérobée du parc pour profiter d’un dernier déjeuner au milieu de nulle part…

 

 

 

 

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2 Responses to “Kakadu National Park”

  1. Wouah ! je ne te connaissais pas ces talents de reporter !
    A quand le prix Pulitzer ?

  2. Merci, merci :-)

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