Nouvelle Calédonie – Introduction

août 6, 2012

Un brin d’histoire et de géographie avant de vous conter mes aventures calédoniennes…

Car l’histoire de la Nouvelle Calédonie est passionnante.

La Nouvelle Calédonie, surnommée le Caillou, est située au bord d’un lagon classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 2008. Elle comporte Grande Terre, l’île principale, l’Île des Pins, et les Îles Loyauté.

Et en effet c’est magnifique :

 

 

C’est en 1774 que James Cook, britannique, aborde et baptise le Caillou. Mais après plusieurs années de luttes franco-britanniques, c’est finalement la France qui s’empare du territoire en 1853.

A partir de 1864, le territoire sert de bagne et les condamnés collaborent à d’importants travaux : routes, ponts, bâtiments publics, etc.

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la Nouvelle Calédonie sert de base aux américains dans leur combat contre les japonais, ce qui a permis de moderniser rapidement le territoire (aérodromes, routes, bâtiments).

En 1946, la colonie devient un Territoire d’Outre-Mer.

Fin des années 1970, début des années 1980, deux courants politiques s’opposent : les défenseurs de la Calédonie française, menés par Jacques Lafleur et les indépendantistes menés par Jean-Marie Tjibaou.

Les violences se succèdent avec de multiples assassinats et états de siège.

En 1988, les Accords de Matignon sont signés et symbolisés par une poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou. Ces accords instituent trois provinces au sein du territoire : la Province Sud (Nouméa, le sud de Grande Terre et l’Île des Pins), la Province Nord et la Province des Iles (les Îles Loyauté). Cet accord prévoit un référendum à horizon 10 ans pour l’indépendance de la Nouvelle Calédonie.

Mais en 1989, Jean-Marie Tjibaou est assasiné.

En 1998, l’Accord de Nouméa est préféré au référendum. Il prévoit le transfert de compétence de l’état français vers le gouvernement calédonien. La Nouvelle Calédonie est désormais un Pays d’Outre Mer. Un référendum sur l’indépendance est prévu via cet accord à horizon 15 à 20 ans.

C’est en 2014 qu’aura lieu ce référendum, et seules les personnes installées sur le Caillou avant 1998 auront le droit d’y voter.

En discutant avec un métropolitain installé depuis 2000, il ne s’est pas montré particulièrement inquiet quant à l’issue du référendum. Selon lui le référendum sera probablement reporté à 2018, le transfert de compétences de l’état français vers l’état calédonien étant loin d’être achevé. Il souhaiterait simplement pouvoir voter car il est installé depuis 12 ans maintenant, marié à une calédonienne et papa d’une petite fille de 6 ans née ici.

Pour autant le courant indépendantiste reste très actif au sein de la Nouvelle Calédonie et certains de ses représentants ont un siège au gouvernement calédonien.

Aujourd’hui 3 populations cohabitent sur le territoire : les kanaks ou mélanésiens, les caldoches ou français installés historiquement sur le territoire depuis la colonisation et les oreilles ou métropolitains.

 

Voilà pour ce bref résumé historique, place maintenant aux plages de sable blanc et à l’eau turquoise.

Je suis donc passée par les 3 provinces de Nouvelle Calédonie, et le décalage est important en matière de tourisme. La Province Sud bénéficie d’une forte publicité, beaucoup d’informations sont disponibles, tandis que la Province Nord et plus encore la Province des Iles sont un peu délaissées.

Dans une première partie je vous parlerai de Nouméa et du sud de Grande Terre, puis le nord de Grande Terre, Ouvéa et enfin l’Île des Pins.

 

 

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