Sydney -> Cairns – Partie 3

août 5, 2012

Le nord du Queensland

 

C’est donc après ma journée à Fraser Island sous le soleil, que la pluie nous a rejoint pour s’installer pour de bon, ce qui a entraîné quelques modifications de programme.

Après mon retour de Fraser Island, nous avions prévu d’aller dans les terres du Queensland, visiter le Carnarvon NP, un canyon spectaculaire de 30 kms de long et 200m de hauteur. Nous voici donc dans un office du tourisme, prenant les informations nécessaires pour notre périple, car il faut compter 8h pour y aller, donc deux jours, idem pour rejoindre la côte après, donc nous préparons soigneusement notre rétro-planning, pour arriver à temps à Cairns.

Puis nous avons la bonne idée d’appeler le camping du parc pour connaître le tarif, et là… patatra, le camping nous informe qu’il est impossible de se rendre jusqu’au parc pour cause de routes impraticables, qui plus est avec un van qui n’est pas un 4×4.

 

Petit rappel : dans le nord du Queensland, nous sommes proches des tropiques, donc le climat se résume à deux saisons, l’une humide de novembre à avril et l’autre sèche de mai à octobre. Donc plein mois de juillet, on est plutôt pas mal en théorie, sauf que voilà, les bords des routes ressemblaient à

… ça :

 

Nous voici donc avec 4 jours de planning tombés à l’eau (ah ah ah c’est le cas de le dire…), et un temps, ma foi, un peu déprimant. Nous continuons donc de longer la côte en épluchant le Lonely Planet pour trouver de quoi faire par ce temps. Plages magnifiques par ici, idéales pour la baignade qu’ils disent, point de vue spectaculaire par là, tout cela semble très attrayant, mais rappelez vous, la visibilité c’est … ça :

 

Nous finissons par trouver une activité attrayante : observer des ornithorynques en pleine nature, dans leur milieu naturel. Voilà qui donne envie : le fameux ornithorynque !

Nous voici donc partis pour Eungella NP, à quelques kilomètres de Mackay.

Nous campons dans un camping payant où la gérante nous indique qu’avec ce temps ce serait une perte de temps d’aller dans le parc, nous voici donc à nouveau désespérés, jusqu’à ce qu’elle nous dise « sauf pour voir des ornithorynques », aaaaah, voilà une bonne nouvelle et le temps gris devient notre ami, car il est plus difficile d’apercevoir des ornithorynques par grand beau temps.

C’est sous une pluie battante, et après avoir vu quelques tortues :

que nous voyons les fameux ornithorynques :

 

Après ce petit « rayon de soleil », c’est toujours sous la pluie que nous nous rendons à Airlie Beach. Airlie Beach c’est une station balnéaire, réputée surtout pour son emplacement car c’est la porte d’entrée aux Whitsunday Islands. Airlie Beach a beau être en bord de plage :

 

Elle bénéficie d’un lagon artificiel, car ici les méduses peuvent être mortelles.

Nous nous rendions donc à Airlie Beach, non pas pour sa plage, ni pour son lagon artificiel mais pour nous rendre aux Whisunday Islands. Les Whitsunday Islands sont un archipel de 90 îles – inhabitées pour la plupart – faisant partie de la Grande Barrière de Corail. Le Lonely nous indique – je cite – « toutes les conditions – nuits chaudes, sable blanc et faibles précipitations – sont réunies pour faire de cet archipel un paradis pour les campeurs ». Merci.

Même les locaux avec qui nous discutons sont déprimés par cette pluie qui tombe sans discontinuer depuis une semaine, et qui n’est pas caractéristique de la saison, nous confirment ils. Merci encore.

Bref, après un rapide coup d’œil aux prévisions météo, nous décidons d’abandonner notre escapade aux Whitsunday Islands.

Nous décidons de passer la nuit à Airlie Beach avant de repartir le lendemain, essayer de trouver le soleil au nord.

Jusqu’à présent lors de mes derniers roads trips, je n’avais eu aucun soucis à trouver des aires de repos gratuite où l’on peut s’installer pour la nuit. La côte est plus urbanisée est moins propice aux nuits au milieu de nulle part. Même si je m’y opposais fermement au départ, nous sommes donc obligés d’enfreindre la loi nous interdisant de dormir dans les villes. Car lorsqu’on loue un van à 20$ par jour (sans l’essence), ce n’est bien évidemment pas pour payer 15$ supplémentaires par personne et dormir en camping payant, sinon autant louer une voiture et dormir en auberge…

A Airlie Beach, l’accueil est clair : « no camping – no overnight stay – maximum fine : 2000$ » (Camping interdit – amende encourue : 2000$). Nous trouvons une aire en bord de route avec un simple panneau « no overnight stay » mais sans menace d’amende. Il fait nuit, il faut trouver où dormir, l’endroit est excentré de la ville, nous nous y installons. Nous dinons, faisons les lits, et nous couchons quand … un ranger vient toquer à notre porte pour nous demander de partir…

Nous tournons un peu avant de trouver un nouvel endroit où nous dormirons jusqu’au petit matin en toute tranquillité.

Première mésaventure de la sorte? Non, malheureusement, nous avions déjà été priés de partir de Hervey Bay (en repartant de Fraser Island) à … 1h du matin. Décidément la côte est ce n’est pas le paradis du van !

Nous poursuivons notre montée vers le nord et arrivons à Townsville, où il y a un mont offrant un point de vue sur la côte, sauf que le mont est sous le brouillard :

 

C’est donc après une balade sur la plage, que nous nous rendons finalement au Paluma Range NP, au cœur d’une forêt humide, plus attrayant que la plage sous la pluie :

 

Et nous nous offrons une baignade dans une rivière, entre deux averses, car malgré la pluie, il fait chaud, très chaud. Et définitivement je ne suis pas acclimatée pour vivre sous les tropiques, avec des grosses chaleurs et un fort degré d’humidité !

 

C’est toujours sous la pluie que nous faisons halte à Mission Beach, qui forcément a moins de charme que sous le soleil (enfin on imagine) :

 

La côte ne dévoilant pas toute sa beauté avec ce temps, nous décidons de repasser par les terres pour rejoindre Cairns, où normalement le soleil nous attend.

C’est donc au cœur de la campagne du Queensland que nous passons (inutile de préciser à nouveau sous le brouillard et la pluie…) :

et nous arrêtons pour visiter de jolies cascades sur un circuit de 16 kms :

et des arbres gigantesques (plus de 40m de hauteur et jusqu’à  40m de circonférence du tronc!).

 

Nous arrivons à Cairns, avec quelques jours d’avance, ce qui me permettra donc d’aller nager sur la Grande Barrière de Corail et m’offrir une escapade sur Fitzroy Island.

Le programme est donc le suivant : une journée au large sur la Grande Barrière de Corail à la recherche de Némo et tous ses copains, puis une nuit sur Fitzroy Island et une journée sur ce petit paradis.

Après 2h de navigation, nous arrivons donc sur la Grande Barrière de Corail, au programme, une énorme plateforme avec un espace délimité pour le snorkelling, un bateau à fonds de verre et un bateau semi-submersible pour observer le corail et les poissons de près.

Un peu touristique, c’est vrai, mais la Grande Barrière de Corail est – au plus proche – à 30 kms du rivage, difficile donc d’y aller par ses propres moyens.

Cela étant dit, personne n’est sans savoir que la Grande Barrière de Corail est menacée de disparaître à petits feux pour cause de pollution et réchauffement climatique – et bien j’avoue avoir été choquée par ces expéditions en grandes pompes où les bateaux ne sont bien évidemment pas à voile…

  

Cela étant dit c’est bien évidemment magnifique, et je suis heureuse d’avoir pu découvrir cette fameuse Grande Barrière de Corail.

Le gouvernement australien a pris conscience du danger menaçant la Grande Barrière de Corail et a donc promulguer plusieurs lois permettant de protéger cette merveille de la nature en élargissant les zones protégées.

Voici quelques images du corail prise à travers le bateau semi-submersible :

 

Après cette superbe journée – malgré un Némo toujours introuvable – je me suis installée pour la nuit sur Fitzroy Island, ici plus précisément … :

 

Et après plus de 5 mois de camping, van, auberge, c’était le bonheur absolu ! :-)

Le lendemain, je suis donc partie à la découverte de cette île entourée de corail.

Plage magnifique :

 

Je suis allée au sommet de l’île (269 m), pour m’offrir une vue imprenable sur les environs.

 

 

C’est sur cette touche paradisiaque que mon dernier road trip australien a pris fin, et que je me suis envolée pour la Nouvelle Calédonie.

 

 

 

 

 

Print Friendly

Leave a Reply